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Publié le par Alain GYRE

Riziculture : Rendement record dans l’Alaotra Mangoro

(24-10-2014)

7,8 tonnes à l’hectare ! C’est le rendement record en 2013, pour les riziculteurs de la zone PC23 Sud, regroupés dans la Fédération Tsaravohy. Avec deux récoltes par an, il est possible pour ces paysans de produire jusqu’à 15 tonnes de riz, sur une surface d’un hectare. Cela, grâce aux nouvelles pratiques vulgarisées dans le cadre du PAPRIZ (Projet d’amélioration de la productivité rizicole des Hautes Terres centrales de Madagascar).

Agriculture

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En effet, les pratiques traditionnelles n’offrent à ces riziculteurs que moins de 2T de riz à l’hectare, d’après André Andriamialy, président de la Fédération Tsaravohy. « Ceux qui suivent les techniques de PAPRIZ obtiennent au moins 4T de riz à l’hectare. Ceux qui suivent à la lettre les recommandations peuvent avoir jusqu’à 6T à l’hectare et encore plus », a-t-il affirmé. Pourtant, l’objectif de PAPRIZ était au départ de faire augmenter le rendement d’une tonne à l’hectare. Les résultats ont largement dépassé les objectifs, grâce à l’amélioration continue des techniques par des expérimentations avec la FOFIFA CALA et par des essais sur terrain. « Aujourd’hui, nous sommes déjà à la troisième version du paquet technique. En moyenne, celui-ci permet d’obtenir en moyenne 5T de riz à l’hectare. Pour cela, nous intervenons sur cinq points, dont la semence, la vulgarisation des nouvelles techniques, l’appui pour les nouvelles technologies, les machines et l’organisation entre les agriculteurs », a informé le docteur Yoshii Kenichiro, expert en riziculture au sein de la JICA (Agence Japonaise de Coopération Internationale), initiatrice du projet PAPRIZ.

Pour sa part, Naly Rafahitra, représentant d’une autre fédération dénommée Sahamilahy a noté que même la réorganisation au sein des fédérations et des usagers des canaux d’irrigation a été amélioré avec le PAPRIZ, depuis son lancement en 2009. En effet, la gestion et l’entretien des réseaux d’irrigation des rizières étaient auparavant pris en charge par la société SOMALAC. Mais après le départ de celle-ci, les conflits entre riziculteurs ont commencé à apparaître, jusqu’à l’arrivée du projet PAPRIZ, qui a permis aux fédérations de mettre en place un système de gestion équitable des ressources en eau.

Antsa R.

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