Catastrophe – Le quartier de Besarety se transforme en étang géant

Publié le par Alain GYRE

Catastrophe – Le quartier de Besarety se transforme en étang géant

08.01.2015

La portion de rue de Besarety, d’une longueur de cinq cent mètres est devenu un véritable étang en quelques minutes, hier après midi. Les habitants crient au scandale devant cette situation.

Vous n’en avez pas assez de prendre des photos Cette montée des eaux est le quotidien des habitants durant la saison estivale depuis des dizaines d’années, a lancé Henriette Ramaro­manana, une mère de famille à Besarety hier. Farasoa Julienne Ranarisoa, une autre mère de famille, sur le point de récupérer ses enfants à l’école vers 16h, a toutefois crié au scandale face à cette situation chaotique.

« Rapportez aux responsables étatiques qu’ils jouent au cinéma dans notre quartier. Les projets successifs de haute intensité de main d’œuvre (HIMO) n’apportent, que de la misère dans notre quartier. Les volontaires qui travaillent dans ce projet jettent les ordures récupérées dans les autres canaux d’évacuation d’eaux, en espérant qu’un autre projet sera entamé», a-t-elle avancé.

D’autres usagers de la route pointent du doigt les constructions sauvages autour des canaux d’évacuation d’eaux. « L’eau a monté d’un mètre en trente minutes aujourd’hui (hier). Il a fallu pourtant une heure de pluie l’année dernière pour avoir un tel niveau d’eau. Les constructions sauvages obstruent de plus en plus les canaux d’évacuation d’eau », a indiqué Flavien Rasamima­nana, chauffeur de taxi-be de la coopérative Tselatra, bloqué devant la montée des eaux.

Mais il n’y a pas que l’eau qui a posé de problèmes aux riverains de ce quartier hier. « Les eaux usées charrient toutes sortes de déchets. En plus de sachets plastique, j’ai aperçu un amas de déchets humains, flottant devant la porte d’une maison », a décrit une dame en quittant une charrette qui venait de la sauver, pour traverser la portion de rue. Cette montée des eaux ne fait ainsi que des victimes. Les tireurs de charrettes se sont frottés les mains, hier.

Ainsi il faut payer Ar 300 pour rejoindre le quartier d’Ambodimanga-Besarety. Chaque charrette transporte au moins six personnes. « Nous avons fait quatre voyages en une heure. C’est une bénédiction en ce début d’année où le travail se fait rare », a indiqué Tina Ramangason, tireur de charrette. Personne n’a toutefois osé faire appel à ces « employés saisonniers » pour se faire porter à dos d’homme.

Vonjy Radasimalala

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Brice Samsoudine 16/12/2015 09:03

Bonjour,

Je suis le propriétaire de la photo que vous exploitez ici et vous ne m'avez semble-t-il pas demandé la permission, or cette photo est explicitement marquée "Tous droits réservés" sur Flickr. Vous êtes en infraction et je peux vous poursuivre pour entrave aux droits d'auteur.

Et comme je vois que votre site se rémunère en publicité, je peux vous réclamer un dédommagement.

Alain GYRE 16/12/2015 14:26

Monsieur, je suis très sincèrement désolé, j'ai retiré la photo, sachez que j'ai refusé de mettre les articles payant par la publicité. Cordialement, Alain GYRE