Chedza ravage la moitié de la Grande Ile

Publié le par Alain GYRE

Chedza ravage la moitié de la Grande Ile

samedi 17 janvier 2015, par Léa Ratsiazo

Chedza ravage la moitié de la Grande Ile

Le cyclone Chedza qui s’est formé dans le canal de Mozambique est entré à Belo sur Tsiribihina hier 16 janvier 2015 vers 14 heures. Il se trouvait dans le district d’Ambalavao à 6 h du matin ce 17 janvier et se dirige vers Ikongo. Les météorologues prévoient sa sortie dans l’océan indien par Farafangana dans la journée. Rivo Randrianarison, technicien au service de la météorologie d’Antananarivo, note que les alertes lancées depuis quelques jours sont encore valables et appelle à la vigilance de tout et chacun. Alerte rouge pour toutes les régions de Menabe, Melaky, Amoron’imania, Boeny, Analamanga. Alerte jaune et verte pour les autres. Seule la région Nord de l’île, notamment Diana, est épargnée.

Dans toutes les régions touchées, ce cyclone provoque des fortes précipitations qui entraînent à leur tour la montée des eaux. Toutes les zones basses et les bas quartiers de la commune urbaine d’Antananarivo sont sous l’eau. Le nombre des sinistrés rien que dans bas quartiers avoisine au bas mot les 15 000. Le BNGRC, bureau national de gestion des risques et catastrophes, est à pied d’œuvre pour déployer tentes et premiers secours. Le nouveau Premier ministre, le général Jean Ravelonarivo, est descendu sur terrain pour voir l’état de certains des quartiers sinistrés. De gré ou de force, toutes les habitations au bord de canal d’Andriantany ont été évacuées. À Morondava et Miandrivazo, plusieurs quartiers sont sous l’eau et ont dû être évacués aussi.

D’après les informations, la ville de Morondava est à 85% dans l’eau et la population est dans la misère, sans ressources malgré les secours. On peut imaginer que le sort des habitants n’est pas brillant après l’affaire Sucoma.

Chedza ravage la moitié de la Grande Ile

Dans la capitale, ce n’est guère meilleur. Déjà défavorisée en temps normal, la population des bas quartiers d’Antananarivo vit dans des conditions extrêmes actuellement. Ils sont dans le dilemme ; d’un côté, ils ne veulent pas abandonner le peu qu’ils ont, d’un autre côté toutes les maisons de ces zones sont inondées, l’eau arrive jusqu’à hauteur de genoux. D’autant que l’eau qui arrive jusque dans les habitations charrie tous les immondices qui sortent des latrines.

En plus, comme ces populations défavorisées vivent au jour le jour de petits métiers — lessiveuses, dockers, marchands de légumes ou ambulants —, avec la pluie incessante qui les empêche de sortir, ils se retrouvent sans ressources ; aussi les chefs des fokontany concernés comme celui de Tsaramasay appellent les autorités à leur venir en aide. Certains fokontany se plaignent de l’absence des autorités.

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