Reprise des exportations de crocodile - Vers la professionnalisation des acteurs

Publié le par Alain GYRE

Reprise des exportations de crocodile - Vers la professionnalisation des acteurs

En 2010, la Cites (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) a suspendu les exportations de spécimens de crocodile du Nil et a formulé des recommandations sur la gestion de cette espèce.

Reprise des exportations de crocodile - Vers la professionnalisation des acteurs

Madagascar a concentré ses efforts dans l’étude de la population sauvage de crocodile, la restructuration de la chaîne de valeur, l’actualisation de la législation nationale et la création d’une commission interministérielle sur la gestion de cette espèce. Suite à la présentation du rapport à Genève en juillet 2014 et l’actualisation des textes nationaux, le secrétariat de la Cites a envoyé en décembre 2014 une notification sur la reprise du commerce international de spécimens de crocodile du Nil de Madagascar. Le pays a émis un décret sur la protection des crocodiles, les conditions de commercialisation et un arrêté sur l’approbation du cahier des charges pour l’exploitation et la transformation des produits dérivés des crocodiles. Chaque citoyen et touriste peut apporter quatre articles issus de crocodile à titre d’effet personnel qu’il a acheté auprès des opérateurs agréés. Les acteurs dans cette filière disposeront d’un agrément avec un panneau signalétique de leurs activités. D’après Sahondra Rabesihanaka, point focal national de la convention de la Cites, le crocodile du Nil de Madagascar est inscrit dans l’annexe II des espèces endémiques de la Cites. A part ceux des fermes, le pays dispose d’un quota de 200 peaux sauvages de crocodiles à cause des conflits homme-crocodiles.

Les principaux clients de la Grande Ile sont l’Europe, la Chine, le Japon et la Thaïlande. Pour les commerçants de produits issus de crocodile, la suspension des exportations a entrainé des pertes et l’accumulation des stocks. Le marché local est encore moindre à cause du coût élevé des matières premières. La reprise des exportations constitue un nouvel espoir.

Donas Hanitriniony Ralay

Écrit par Donas Hanitriniony Ralay Vendredi, 16 Janvier 2015 20:24

La Vérité

Publié dans Revue de presse, Economie

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