Valiha Marovany – Mise en avant par les jazzistes européens

Publié le par Alain GYRE

Valiha Marovany – Mise en avant par les jazzistes européens

04.02.2015

Valiha vata ou Marovany de son nom vernaculaire, la cithare sur caisse malgache sera honorée par Jérome Nika, doctorant en musicologie à l’Université Marie Curie, Paris.

Valiha Marovany – Mise en avant par les jazzistes européens

Dans un concert-conférence ce dimanche à Paris, le son de la cithare sera produit avec le jazz et la musique électronique.

Originaire du Sud de Madagascar, le Marovany est surtout joué dans la zone Sud-ouest du pays. Classé dans la famille des instruments à corde, parente de la célèbre cithare tubulaire en bambou ou Valiha, il est souvent joué dans des contextes rituels tels que le tromba. Outre sa vulgarisation par Justin Vali ou les autres artistes, le marovany intéresse aujourd’hui les chercheurs musicologues.

Ainsi, Marc Chemillier et Jerôme Nika, deux musicologues français montreront les richesses de la musique malgache à travers la Valiha vata. «Ils présenteront une recherche menée pour la mise au point de capteurs permettant une transcription automatique de la cithare», selon la communication de Brunch EthnomusiKa, l’organisateur.

En effet, la transcription des instruments traditionnels, artisanaux surtout, est souvent ardue faute de régularité au niveau des sons, selon une remarque les chercheurs.

Jeu technologique

« Les capteurs automatiques sont utilisés dans le développement du logiciel pour l’improvisation appelé ImproteK, qui capte les phrases jouées par un musicien, et s’en sert pour en créer de nouvelles», selon les explications. Tandis que le son du Marovany sillonne la salle, l’ordinateur saisit chaque note jouée et simule en quelque sorte le jeu du cithariste. Après, celui-ci valide ou non le résultat musical produit par le logiciel. Après cette démonstration de transcription, Jérôme Nila donnera un concert sur la fusion de la cithare avec l’ImproteK, sur quelques notes de jazz, le son du piano et de la percussion. Un mariage de la musique savante avec celle de Madagascar.

Harilala Vololonarivo

L’Express

Publié dans Revue de presse, Culture

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