Biodiversité : Evolution constante des trafics illicites

Publié le par Alain GYRE

Biodiversité : Évolution constante des trafics illicites

(11-03-2015)

Malgré la mise en place de différents systèmes de contrôle, les trafiquants illicites ne cessent de trouver de nouvelles solutions pour les contourner. Une situation qui oblige les organes de contrôle à anticiper davantage.

Des experts venus de Londres sont en mission à Madagascar pour octroyer des formations sur la lutte contre les trafics illicites, la préservation de la biodiversité et la protection de l’environnement. Une séance s’est tenue hier dans les locaux de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Antananarivo, à Analakely. Des représentants de ministères, comme ceux du Tourisme et des Transports, de l’Environnement, des Finances et du Budget ont participé à cette rencontre de formation, avec des agents de la Douane, des membres d’organisations de la société civile comme l’AVG (Alliance Voahary Gasy), etc.

Biodiversité : Evolution constante des trafics illicites

En effet, il s’agit d’une suite logique de la formation déjà faite à l’aéroport d’Ivato, dans le même cadre. « Madagascar a signé la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) en 1975. Des efforts ont déjà été faits pour les luttes contre les trafics illicites, avec l’organisation de formations de ce genre. Mais pour réussir, il faut une vraie conviction des acteurs pour nécessité de la lutte. Aujourd’hui, ces experts étrangers ont évoqué la possibilité de mettre en place un organe regroupant la Douane et la Police des frontières, pour plus d’efficacité », a affirmé le directeur de Cabinet du ministère du Tourisme et des Transports et de la Météorologie, François Randriamahandry.

Evolutives. Il arrive que certains services de contrôle ne puissent rien faire contre des trafics illicites, car cela sort de leurs domaines de compétence. Il en est ainsi pour le cas de SAMADA qui dispose de scanner pour vérifier les marchandises dangereuses pour la sécurité des avions, mais qui est pourtant fortement susceptible de surprendre les trafics illicites de ressources naturelles.

Malheureusement, ce prestataire n’a pas l’attribution de faire des contrôles économiques. « Ce sujet est également abordé durant la formation d’aujourd’hui. Nous avons appris que la collaboration est indispensable entre toutes les entités concernées par la lutte »¸ont noté les participants à la formation. Par ailleurs, les trafiquants ne cessent d’innover et de trouver de nouvelles techniques pour leurs activités malsaines. Les organes de contrôle doivent faire de même, d’après les experts londoniens. Des cas incroyables ont déjà été observés à l’aéroport d’Ivato, comme la dissimulation de tortues dans des carcasses de crabes, pour passer aux contrôles au scanner.

Antsa R.

Midi Madagasikara

Publié dans Revue de presse, Economie

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