Exploitation illicite de mines – Cent trente Srilankais à expulser à Andilamena

Publié le par Alain GYRE

Exploitation illicite de mines – Cent trente Srilankais à expulser à Andilamena

Une cinquantaine de kiosques Srilankais fermée par les forces de l’ordre la semaine prochaine

28.03.2015

Une expulsion manu militari des exploitants illicites de mines est en vue, la semaine prochaine à Andilamena. Cent trente ressortissants Srilankais figurent sur la liste noire.

Exploitation illicite de mines – Cent trente Srilankais à expulser à Andilamena

L’assainissement commence à Andilamena. Des éléments de la police des mines et des représentants de la Direction inter-régionale des mines de Toamasina sont déjà sur place, pour contrôle et régularisation des papiers de certains exploitants locaux.

Les ressortissants Srilankais seraient venus d’Ilakaka et de Sakaraha, et feraient l’objet d’une expulsion massive. Ils ont jusqu’au 31 mars pour quitter le site d’Andrebabe, et de fermer leurs kiosques à Andilamena Ville, selon une source ministérielle. Une équipe de l’Etat-Major Mixte opérationnel ou Emmo/Reg serait également déployée en renfort.

Des milliards d’ariary de chiffres d’affaires

«Des milliards d’ariary de chiffres d’affaire circulent dans cette localité, depuis l’ouverture illégale de la carrière d’Andrebabe», affirment les responsables auprès de la gendarmerie locale, joints au téléphone. Pour le moment, plusieurs kilos de saphir bleu royal, c’est-à-dire, la plus précieuse de la planète, ont quitté Andilamena en l’espace de quelques semaines, affirme la même source.

L’ensemble des acteurs locaux impliqués dans cette affaire, agissent dans l’informel. Les petits exploitants, les intermédiaires, et les grands patrons n’ont pas les autorisations prévues par le code minier. Les transactions se font sur le marché noir. Aucune ristourne n’est versée au niveau des autorités locales. «Cette situation est totalement défavorable pour la population et l’État. Une minorité jouit d’avantages

financiers colossaux», informe Adrien Rakotoarisoa, un raiamandreny à Andrebabe, le site d’exploitation. «Les Srilankais achètent le gramme d’un saphir bleu royal, entre deux et trois millions d’ariary seulement auprès des paysans, alors que cela vaut quarante millions d’ariary sur le marché international actuellement», dénonce-t-il.

Depuis l’arrivée des représentants de la police des mines, les exploitants ont changé le mode de transaction. Les paysans

évitent les intermédiaires et négocient directement avec les grands patrons. Ils n’opèrent plus à Andilamena ville, les rendez sont fixés soit à Tanambe soit à Amparafaravola. «Ils agissent avec plus et de discrétion de méfiance», affirme un commandant de l’armée en mission sur place.

L’Express

Publié dans Revue de presse, Economie

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