Filière vanille : Une bonne campagne cette année

Publié le par Alain GYRE

Filière vanille : Une bonne campagne cette année

Rédaction Midi Madagasikara1 0 mars 2015

L’Etat et les professionnels du secteur doivent prendre les mesures préventives qui s’imposent pour maintenir la filière vanille dans sa phase de développement actuelle.

« C’est une très bonne campagne aussi bien en termes de qualité que de quantité ». C’est ce que nous a déclaré un opérateur de la filière vanille. En ce qui concerne la production, on l’estime à 2 000 tonnes de vanille exportable pour cette année, conformément à la prévision établie en début de campagne. Une production de bonne qualité puisque même les vanilles courtes affichent un taux de vanilline de 1,6 %.

Filière vanille : Une bonne campagne cette année

Convenables. Une belle option, en somme, pour les opérateurs qui sont actuellement en pleine phase d’exportation. Et apparemment, la vanille malgache intéresse au plus haut point les consommateurs internationaux, plus particulièrement les industriels de l’arôme naturel. « On a beaucoup de demandes » selon un exportateur qui se réjouit de cette embellie de la vanille malgache laquelle reste encore et toujours un important pourvoyeur de devises étrangères pour le pays. D’ailleurs, les prix à l’exportation de la vanille malgache de bonne qualité se situent dans une fourchette de 50 à 60 USD. Des prix jugés convenables par les opérateurs. Mais également pour les producteurs de vanille verte dont les prix se situaient entre 9 000 Ar et 18 000 Ar, tout au long de la campagne verte qui a commencé en juin 2014 pour se terminer en août.

Pérennisation. Une campagne gagnante pour l’ensemble des acteurs de la filière. « On a un niveau convenable » selon toujours cet opérateur de la vanille. L’essentiel est maintenant de pérenniser cette situation de relance de la filière vanille. Les opérateurs souhaitent par exemple que l’Etat prenne les dispositions qui s’imposent pour éviter les possibles effets néfastes de l’utilisation des moustiquaires imprégnées de pesticide par des paysans producteurs de vanille. En effet, ces moustiquaires contiennent de la perméthrine et les paysans qui les manipulent pourraient transmettre cette insecticide à la vanille. Avec ce que cela suppose de possibilité d’embargo de la vanille malgache. Bien évidemment, il appartient à l’administration publique de mettre en place un dispositif pour éviter cette possibilité de transmission d’insecticides tout en protégeant la population contre le paludisme.

R.Edmond

Publié dans Economie, Vanille

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