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Publié le par Alain GYRE

Reptiles : Cibles du commerce illégal

Publié le samedi 14 mars 2015 08:13

«5 000 à 50 000 dollars, telle est la fourchette des prix des reptiles exportés illicitement ».

Ce prix indique et favorise l’accroissement du commerce illégal des espèces menacées. La Grande Ile n’en est pas épargnée car en plus de disposer de milliers d’espèces, elle est sensible et fragile à l’application des lois relatives au commerce de faunes sauvages menacées d’extinction.

Selon Hasina Randriamanampisoa, chargé de la coordination de la protection de l’Angonoky auprès du Durrell, il a affirmé que « les offres sont très nombreuses, et les prix sont élevés. Aussi la déclaration de Londres en février 2014, signée par 51 pays et organismes, est-elle importante pour le crime contre le commerce illégal en matière d’espèces menacées. Selon des recherches faites par des britanniques, 10 milliards de dollars sont l’estimation des coûts du commerce illégal sur les espèces en voie de disparition en une année ».

« Le problème actuel, c’est que la plupart des espèces capturées et exportées proviennent des réserves naturelles. Et pire encore, 90% des espèces exportées illicitement sont des espèces conservées et menacées ou en voie d’extinction », a-t-il ajouté.

C’est ainsi que la déclaration de Londres a pour objectif de réduire les demandes extérieures. Ainsi, pour lutter contre la chasse sauvage des espèces conservées, les populations vivant autour des réserves ou des aires protégées seront sensibilisées, et seront appuyées pour subvenir à leurs besoins quotidiens. Dans ce sens, des programmes seront prévus pour ces populations. De plus, l’application de la loi à tous les niveaux est donc primordiale pour stopper ce fléau.

Faut-il rappeler que la plupart des espèces saisies ont pour destinations finales l’Asie du Sud, l’Indonésie, la Chine, la Thaïlande ? Bref, ce sont les pays les plus grands consommateurs des reptiles du monde. De plus, une récente étude publiée a confirmé que le commerce de reptiles et d’amphibiens se porte bien en Indonésie. Les statistiques montrent qu’ils ont recensé 5370 de ces animaux, représentant 52 espèces, capturés uniquement pour le marché des animaux. Au moins 44% d’entre eux sont protégés, et leur capture et leur commerce sont illégaux. La moitié est sur les listes de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), à laquelle l’Indonésie a adhéré en 1979.

Pour mettre fin à ces trafics, ce responsable auprès du Durrell a réitéré que « la surveillance et l’application des lois, est une des priorités à part la sensibilisation des communautés de base. Mais la responsabilité des agents des frontières est incontournable pour interdire l’embarquement de ces espèces. »

R.Volatsara

L’Express

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