SANTÉ – Le paludisme tend à devenir incontrôlable

Publié le par Alain GYRE

SANTÉ – Le paludisme tend à devenir incontrôlable

SANTÉ – Le paludisme tend à devenir incontrôlable

Docteur Arsène Ratsimbasoa au micro

13.03.2015

Deux décès sur vingt-neuf cas de palu sont enregistrés à Ankililoaka. Les autorités prennent les dispositions nécessaires pour stopper l’épidémie.

Comme il fallait s’y attendre, les intempéries depuis le mois de janvier n’allaient pas épargner la recrudescence de l’épidémie, dont le palu. De la région Atsimo Atsinanana à l’Atsimo Andrefana, les enfants de moins de cinq ans y sont les plus vulnérables. Dans la commune rurale d’Ankililoaka, district de Toliara II, une source locale, dénombre quatre décès par jour depuis la semaine dernière. Un propos réfuté par le médecin inspecteur de Toliara II, la docteure Marie-Claudia Ramanantenaharisoa. « Durant ce premier trimestre, huit cent soixante-et-onze cas de palu simple, vingt-neuf cas de palu grave sont répertoriés au sein du Centre de Santé de Base niveau II d’Ankililoaka. Sur ces cas graves, deux décès sont survenus », affirme-t-elle. Selon elle, la riposte épidémique se poursuit avec la participation active des Agents Commu­nautaires dans les fokontany, afin d’éradiquer le fléau. Le médecin ne craint pas, non plus, l’insuffisance des médicaments, pour traiter la maladie.

Interruption

Les partenaires du ministère de la Santé Publique, sont en œuvre pour la distribution des moustiquaires auprès des ménages. La localité d’Ankililoaka n’est pas la seule touchée par cette épidémie de palu. Dans le district de Farafangana, le nombre de décès atteint une dizaine, selon la direction du Programme National de Lutte contre le Palu (PNLP), lors d’une conférence de presse le 12 février dernier, au ministère de la Santé Publique à Ambohidahy. Le nouveau directeur du PNLP, le docteur Arsène Ratsimbasoa ne cache pas une interruption de certaines actions de lutte contre le paludisme, notamment la distribution des moustiquaires. Une des raisons qu’il estime à l’origine de la propagation de la maladie dans de nombreuses localités du pays. « La dernière campagne universelle de moustiquaires date de 2012. Il est probable que les insecticides imprégnées sur les moustiquaires n’assurent plus la protection des individus », indique-t-il. La mobilité des gens d’une région à une autre, ainsi que l’enclavement de nombreuses localités, qui empêche le ravitaillement en médicaments de traitement, freinent également la lutte contre le palu. Le responsable appelle ainsi à la mobilisation de tous les partenaires de son ministère pour endiguer le fléau.

Michella Raharisoa

L’Express

Publié dans Santé

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