Le trésor de William Kidd découvert ?

Publié le par Alain GYRE

Le trésor de William Kidd découvert ?

Le trésor de William Kidd découvert ?

Publié par : APOI 8 mai 2015

Madagascar regorge d’épaves et de trésors engloutis. Tout plongeur qui s’intéresse un peu aux côtes malgaches pourra le confirmer.

Régulièrement, des canons et autres pièces rares sont mis à jour et vendus à des collectionneurs en toute impunité. Pour une fois une équipe sérieuse de passionnés américains a découvert et déclaré aux autorités la découverte de pièces intéressantes comme ce lingot d’argent de 45 kilos qui provient certainement de l’épave du célèbre pirate britannique William Kidd : l’Adventure Galley.

L’expédition, composée de l’équipe du réputé chercheur de trésors Barry Clifford et d’une équipé de la chaîne de télévision Historic Channel, a plongé ces dernières semaines sur les nombreuses étapes qui tapissent les fonds sableux de la côte ouest de l’île Sainte Marie.

Bénéficiant d’autorisations délivrées par le précédent Ministère de la Culture et du Patrimoine, l’équipe avait dû renégocier ses droits de plongée auprès du nouveau Ministère début mars.

Le contrat prévoit comme de nombreux cas similaires un partage entre les découvreurs de trésor et le Ministère qui devrait bénéficier de l’aménagement par les Américains d’un musée situé sur l’ïlot Madameaujourd’hui à l’abandon.

Il n’y a plus qu’à espérer que les vestiges trouvés sur place ne soient pas dilapidés comme ce fut le cas lors de la découverte de l’épave du Sao Idelfonso par Frédéric Lucas sur le banc de l’Etoile au sud de Tulear en 2010.

A l’époque, travaillant sous les orientations du mécène bien connu Christophe Peyre, Frédéric Lucas avait découvert l’épave du Sao Idelfonso, une épave portugaise du 16ème siècle riche de canons de bronze hexagonaux et uniques au monde.

Une épave clairement déclarée aux autorités et laissée en l’état en attendant de vraies fouilles archéologiques opérées par des scientifiques.

Mais c’était sans compter sur la cupidité des autorités régionales qui n’avaient pas attendu l’arrivée des scientifiques : organisant avec des mafieux locaux un véritable pillage de l’épave, les fameux canons et autres trésors découverts sur l’épave avaient été découpés pour être vendu au prix du métal. D’autres pièces avaient pu être sauvées et avaient été repérées chez un antiquaire de Tamatave avant de disparaître à nouveau. Le tout dans l’indifférence générale.

A suivre

Publié dans Revue de presse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article