Rendement rizicole: Multiplié par 2 grâce à l’engrais volcanique

Publié le par Alain GYRE

Rendement rizicole: Multiplié par 2 grâce à l’engrais volcanique

Publié le mercredi 20 mai 2015

De 2 t/ha, le rendement rizicole passe à 4 t/ha grâce à l’engrais volcanique baptisé Zevo par une équipe de chercheurs du Centre national de recherches industrielles et technologiques (CNRIT).

Rendement rizicole: Multiplié par 2 grâce à l’engrais volcanique

Le Plan d’action pour le développement rural (PADR) fait ainsi l’éloge de ce nouvel engrais développé par le CNRIT en parlant de formations géologiques au service de l’agriculture. Il rappelle que le pays dispose de formations volcaniques réputées par leur grande potentialité agricole. Ces formations peuvent, en effet, servir d’amendement fertilisant. Le Zevo (ou « zezika volkanika » en malagasy) a été développé avec des formations volcaniques de l’Itasy. Il contient des éléments minéraux relativement importants et participe donc à l’amélioration de la fertilité et la productivité des sols appauvris. Ainsi, les tests de démonstration menés sur des rizières dans l’Amoron’i Mania et dans le Vakinankaratra ont donné des bons résultats : le rendement moyen est passé de 2 t/ha avec du fumier à 4 t/ha avec la combinaison de Zevo et de fumier. Il faut aussi préciser que l’utilisation de cet engrais volcanique améliore la valeur nutritionnelle du riz. Elle offre aussi aux paysans un gain supplémentaire de 280 000 Ar/ha par rapport à l’utilisation unique du fumier.

Ce nouvel engrais peut être utilisé pour les cultures vivrières, les cultures maraîchères, l’arboriculture et l’horticulture. Quant à la dose utilisée, elle dépend du sol et du type de culture. Le CNRIT recommande de combiner le Zevo avec un engrais organique. Les tests de démonstration seront multipliés, alors que l’équipe de chercheurs va continuer à améliorer le Zevo pour qu’il très intéressant sur le plan économique. Il est aussi question d’exploiter toutes les zones volcaniques du pays. Pour ce faire, il faut tisser des partenariats avec des bailleurs de fonds. C’est ici que les riches malagasy devraient intervenir. Car au lieu d’injecter leur argent dans des secteurs peu générateurs d’emplois comme le bâtiment et le transport, ils devraient miser sur l’agriculture. Mais pour le 1er trimestre 2015, le recul le plus important dans la création d’établissements formels s’observe dans le secteur primaire (-77,8%, contre -64% pour le secteur secondaire et -30% pour le tertiaire), d’après le dernier Tableau de bord économique de l’Institut national de la statistique (INSTAT).

Recueillis par Fanjanarivo

La Gazette : http://www.lagazette-dgi.com

Publié dans Economie

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