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Publié le par Alain GYRE

Trois conteneurs de pistaches en provenance de Madagascar détruits à l’Ile Maurice

(30-04-2015)

Après les tomates malgaches refoulées à la Réunion, voilà qu’un autre produit fait l’objet d’une interdiction dans les îles voisines. La semaine dernière, les autorités sanitaires mauriciennes ont détruit environ 150 sacs et 03 conteneurs de pistaches importés de la Grande île.

© klygroupe.com

Elles seraient nocives pour la santé. Après des analyses sur un échantillon, la présence d’une toxine a été décelée, notamment l’aflatoxine qui représente un danger pour la santé. Cette toxine provient des champignons et se prolifère dans les milieux à températures chaudes et humides, surtout sur les graines et les céréales. Leur ingestion à forte dose peut provoquer d’importants troubles comme la jaunisse, le cancer du foie, des problèmes rénaux et pulmonaires, la diarrhée et une anorexie qui peut s’avérer fatale.

La seule façon de détruire l’aflatoxine est de porter à ébullition ou de chauffer intensément les aliments. Compte tenu de ces risques majeurs, les autorités locales ont donc décidé de détruire tous les stocks de pistaches en provenance de Madagascar depuis le mois de mars. Les conditions dans lesquelles les cargaisons ont été transportées par bateau pourraient être à l’origine de la présence de cette toxine dans ces pistaches malgaches.

Ce n’est pas la première fois que les produits issus de l’agriculture malgache sont refoulés par les autorités sanitaires des îles voisines. En 2013, plusieurs centaines de kilos de tomates malgaches ont été détruits à Saint-Pierre, La Réunion. Les autorités sanitaires locales avaient pointé un manque de traçabilité de la marchandise. Un arrêté préfectoral avait même été pris pour interdire l’importation des tomates de Madagascar vers la Réunion.

Cependant, cette décision a été surtout prise suite aux plaintes des agriculteurs locaux qui ont tout fait pour dénigrer les produits malgaches vendus à bas prix sur le marché réunionnais. D’après ces agriculteurs, l'importation de légumes à bas coût risque de tuer l’agriculture, le pilier de l’économie réunionnaise.

Depuis les épisodes de 2013 à la Réunion, les autorités malgaches n’ont pas réagi face à ce problème d’importation de nos produits agricoles dans les îles de l’Océan Indien. Au mois de février 2015, Madagascar s’est pourtant fixé comme objectif de devenir le futur grenier de l’Océan Indien, en matière d’alimentation, lors de la Conférence des bailleurs sur la Sécurité Alimentaire dans l'Indianocéanie, organisée à Antananarivo.

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Publié dans Revue de presse

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