Le chocolat, ce luxe

Publié le par colat

Le chocolat, ce luxe

vendredi 5 juin 2015, par Vania Lock

Le chocolat, ce luxe

Des fèves de cacao et des chocolats produits à Madagascar.

Fait à base de cacao, le chocolat fait la joie des petits et grands. On en veut toujours plus. Sa dégustation est un moment privilégié.

En une seule bouchée, je peux acquérir le cœur de celui qui me mange. Mon goût est inimitable. J’existe en plusieurs catégories selon mon utilisation. Mais je me trouve surtout dans les desserts. Et je sers aussi d’amuse-bouche. Je peux être en confiserie, en pâtisserie, en couverture ou en tablette. Petit anecdote, ce dernier type est pris en référence pour désigner les pectoraux des hommes. Dû à l’uniformité de mes carrés et à ma solidité. Mais on peut aussi me trouver liquide. Dans ce cas, je deviens une sauce. Je suis un cadeau indémodable pendant les festivités. Lors de la Saint- Valentin, je me trouve en forme de cœur. Et pendant les Pâques, en œufs, en lapins, ou en cloche. A Noël, je prends la forme des sabots, des escargots ou la hotte du Père Noël. On peut me modeler comme on veut. Je peux aussi être noir, blanc ou au lait. C’est le résultat de ma teneur en sucre et en pâte de cacao. Plus je contiens du sucre, moins je suis riche en cacao.

Un produit local pas pour tous

Le chocolat, ce luxe

Dans la plus grande chocolaterie malgache, je suis « d’origine ». C’est-à-dire que le cacao me produisant vient uniquement de Madagascar. On l’appelle le Mangaro. Malgré cette production locale, je ne suis pas à la portée de tous les Malgaches. Considéré comme produit de luxe, je fais souvent trembler les portefeuilles. Même si les chocolatiers essaient de me rendre plus accessible. Ils me fabriquent en petit modèle pour plus petit prix. Produit localement, on m’achète à Ar 200 pour 8g ou 17g. C’est mon plus bas prix dans la Grande Ile. Et, une quantité me représentant en deux ou quatre barres. Cette inaccessibilité me concernant vient surtout des chocolateries elles- mêmes. De leurs designs, de l’état des lieux, de leurs quartiers. Et même des uniformes des vendeurs. Ces endroits sont jugés trop classes. Les gens n’osent pas « s’en approcher ». Ils se fixent d’avance une fausse idée sur mon prix. Fausse idée renforcée par le non-respect des prix conseillés que l’on m’accorde dans les épiceries.

http://www.madagascar-tribune.com/

Publié dans Revue de presse, Chocolat

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