Légende: Les Serpents.

Publié le par Alain GYRE

Les Serpents.

Maroandavaka

C’est un petit serpent malgache dont le nom signifie « beaucoup dans le même terrier ». Surement à cause de l’hiver rude dans certaines régions de l’île, les serpents de cette espèce se regroupent parfois mais les malgaches leur confèrent de ce fait une vie sociale comme celle des abeilles.

La légende dit que la personne qui tue un maroandavaka ne doit pas être vue par un autre de ses congénères ou bien il doit demander pardon à toute la famille de maroandavaka en offrant un sacrifice. Sinon, en effet, le maroandavaka témoin irait ameuter ses colocataires et tous vont pourchasser le meurtrier. Ce dernier verrait alors des petits serpents partout et, pour se défendre, va en tuer de plus en plus. Mais plus il en tue, plus il y en a d’autres jusqu’à ce que qu’il se fasse dévorer par des milliers de maroandavaka en mission de vendetta. Les cadavres qu’on retrouve désossés dans la forêt alimentent cette légende proche de celle du fanany.

Légende: Les Serpents.

Le Manditra

Parmi les autres serpents, il y a le manditra, un boa qui est réputé venimeux même si les boas ne le sont jamais. Les légendes parlent d’un gros serpent, qui serait ce manditra, qui viendrait la nuit dans le lit d’une femme qui allaite. Il écarterait doucement le bébé de sa mère et téterait le sein de celle-ci qui ne se doutera de rien, croyant que c’est son bébé. Ce n’est qu’au matin que l’horreur et l’effroi vont envahir le mari en voyant ce gros serpent repus de lait maternel gisant dans le lit et sa femme inerte à côté. Mais bon, c’est peut-être juste un reptile attiré par la chaleur humaine puisque lui, il a du sang froid. La femme est juste tombée dans les pommes. Ou c’est juste une parabole ?

Légende: Les Serpents.

Le fandrefiala

Le fandrefiala est un petit serpent inoffensif mais quand on était petit, les plus grands nous racontait ça : dans la forêt, le promeneur non averti se repose sous un arbre. Une feuille tombe sur sa tête, puis une deuxième, puis une troisième. Soudain, le fandrefiala, « raide comme une saillie » comme J. Brel dirait tombe sur lui, tête la première et le transperce de part en part. Donc, méfiez-vous car les feuilles qui tombent sont des avertissements du fandrefiala et si vous ne bronchez pas, il vous prendra comme une menace. Aujourd’hui je me dis que le fandrefiala de cette légende est peut-être un serpent planeur méconnu. Mais de l’autre côté, il doit être très intelligent pour savoir compter jusqu’à 3 et puis s’il est aussi une Épée de Damoclès, il est redoutable, tellement que ce n’est pas plausible. Mais dans cette histoire, si le fandrefiala est juste au mauvais endroit au mauvais moment, qu’est-ce qui a transpercé le monsieur de part en part ?

http://randriamialy.mondoblog.org/

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