Tourisme durable – Six structures d’hébergement certifiées

Publié le par Alain GYRE

Tourisme durable – Six structures d’hébergement certifiées

Tourisme durable – Six structures d’hébergement certifiées

L’équipe de Go to Madagascar a mis en avant l’enjeu qu’apporte cette certification.

30.05.2015

Des hôteliers ont entrepris la démarche de certification dans le domaine du tourisme durable et équitable. Ils ont été évalués sur deux cent critères.

Assurer la crédibilité de la destination Madagas­car. C’est une des retombées de l’adhésion des opérateurs hôteliers dans le processus de certification en matière de tourisme durable. Six hôteliers du groupement Go to Madagascar se sont lancés dans cette aventure. Il s’agit de Salary Bay au nord d’Ifaty, le Paradisier dans la même localité, Mantasoa Lodge, Tsara Camp dans la vallée du Tsaranoro, Bush­house sur les Pangalanes et Iharana Bush Camp dans l’Ankarana Ouest. Ces derniers ont été évalués sur deux cents critères avant d’obtenir la certification. Ils portent sur plusieurs domaines dont l’administration, le respect de l’environnement, et des droits des travailleurs.

Le règlement intérieur de l’établissement doit être affiché pour être à la disposition du staff. La notion de transparence est de mise.

« La certification est une démarche crédible et transparente où rien ne s’improvise car il y a des normes précises à respecter. À titre d’exemple, la licence, les assurances, les contrats de travail devraient être scannés et mis en ligne », a expliqué Sonja Gottlebe de Go to Madagascar. C’était hier, lors de la remise de certification à ces hôteliers qu’on a vu la présence du ministre du Tourisme, des transports et de la météorologie, Ulrich Andriatina. En matière de tourisme équitable, cette responsable a expliqué qu’il ne s’agissait pas de surpayer les employés mais de respecter le code du travail.

Moyen de séduction

L’environnement tient également une place importante dans le tourisme durable. Les hôteliers doivent en effet mettre en place des mécanismes visant à réduire la consommation en eau et en électricité. Des formations ont été dispensées aux

hôteliers pour qu’ils sachent mesurer la consommation pendant une saison touristique et d’essayer de la réduire.

Pour le cas de Mantasoa Lodge, une nouvelle disposition a été par exemple prise pour réduire la consommation en eau. « Nous avons changé nos habitudes de lavage des draps et des serviettes pour réduire notre consommation d’eau. Cela ne se fait plus systématiquement tous les jours mais selon les demandes des clients. En matière d’énergie, nous utilisons moins de

groupes électrogènes pour réduire les effets négatifs sur l’environnement », avance pour sa part Dina Razafin­dramaka, responsable Management qualité de Mantasoa Lodge.

Outre la crédibilité de la destination, cette initiative devrait attirer davantage les pays émetteurs et les mettre en confiance. Les pays anglo-saxons comme l’Alle­magne et la Suisse sensibles à ce type de produit et à fort pouvoir d’achat sont particulièrement visés.

« Nous sommes très dépendants du marché français mais maintenant il est plus qu’urgent d’élargir les marchés. La certification a une place importante dans le domaine du marketing, surtout auprès des Anglo-Saxons qui sont sensibles à l’environnement et à tout ce qui est bio », indique toujours Sonja Gottlebe. Une deuxième vague d’opérateurs hôteliers s’apprêtent à relever ce défi.

L’Express

Publié dans Economie

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