Travail des enfants : 120 millions en sont victimes

Publié le par Alain GYRE

Travail des enfants : 120 millions en sont victimes

Publié le samedi 13 juin 2015

Travail des enfants : 120 millions en sont victimes

Les estimations mondiales les plus récentes suggèrent que quelque 120 millions d’enfants entre 5 et 14 ans sont astreints au travail, les garçons et les filles de ce groupe d’âge étant à peu près également représentés.

Cette persistance du travail des enfants prend ses racines dans la pauvreté et le manque de travail décent pour les adultes, le manque de protection sociale, et l’incapacité à s’assurer que tous les enfants fréquentent l’école jusqu’à l’âge minimum légal d’admission à l’emploi.

Cette année, la Journée mondiale contre le travail des enfants est célébrée ce jour, tous les 12 juin. Cette année, elle met un accent particulier sur l’importance d’une éducation de qualité qui joue dans la lutte contre le travail des enfants. Pour ce faire, la communauté internationale examinera les raisons pour lesquelles les objectifs de développement en matière d’éducation n’ont pas été atteints.

En plus, de nombreux enfants en situation de travail des enfants ne sont pas scolarisés du tout. D’autres combinent école et travail, mais souvent au détriment de leur éducation. Faute d’éducation et de compétence adéquate, une fois devenus adultes, les enfants qui ont été astreints au travail des enfants sont plus susceptibles de trouver des emplois précaires et mal rémunérés, ou d’être au chômage. À leur tour, leurs propres enfants seront plus susceptibles de tomber dans le travail des enfants. Mettre un terme à ce cercle vicieux de désavantage social est un défi mondial dans lequel l’éducation a un rôle-clé à jouer.

Une éducation de qualité, gratuite et obligatoire, au moins jusqu’à l’âge minimum d’admission à l’emploi, est un outil-clé dans l’élimination du travail des enfants. Ce dispositif doit être appliqué surtout dans les pays en développement comme le notre, ou le taux des enfants qui travaillent dès les bas âges sont en hausse. En fait, la fréquentation scolaire retire les enfants, en partie au moins, du marché du travail et jette les bases de l’acquisition de compétences professionnelles nécessaires sur le marché du travail. La crise mondiale de l’emploi des jeunes et les problèmes qu’ils rencontrent lors de la transition études-emploi soulignent la nécessité d’une éducation de qualité pertinente qui développe les compétences nécessaires pour réussir tant sur le marché du travail que dans la vie en général.

Dans leurs Objectifs du Millénaire pour le développement, les Nations Unies se sont fixé l’objectif de s’assurer que d’ici 2015 tous les garçons et les filles achèveront un cycle complet d’études primaires. Pourtant, malgré les défis ainsi que les activités menées, cet objectif ne sera pas atteint. Des données récentes de l’UNESCO sur la scolarisation indiquent que 58 millions d’enfants en âge d’être à l’école primaire et 63 millions d’adolescents en âge d’être dans l’enseignement secondaire ne sont toujours pas inscrits à l’école. Beaucoup de ceux qui y sont inscrits ne sont pas assidus. Alors que la communauté internationale examine les raisons pour lesquelles ces objectifs n’ont pas été atteints, il est clair que la persistance du travail des enfants reste un obstacle aux progrès qui restent à faire dans les domaines de l’éducation et du développement. Si le problème du travail des enfants est ignoré ou si les lois qui l’interdisent ne sont pas appliquées de manière adéquate, les enfants qui devraient être à l’école continueront de travailler. Pour avancer, des mesures nationales et locales doivent être prises afin d’identifier et d’atteindre les enfants en situation de travail des enfants.

R.Volatsara

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Publié dans Société

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