La filière coton de Toliara, en situation de crise

Publié le par Alain GYRE

La filière coton de Toliara, en situation de crise

samedi 18 juillet 2015, par Soa

La filière coton de Toliara, en situation de crise

La région Atsimo Andrefana est réputée dans la production de coton mais à présent les agriculteurs rencontrent des difficultés. La culture est infectée de maladie et la rentabilité est faible.

Depuis la crise 2002, la production de coton a régressé de 10 000 tonnes par an d’après la société d’État HASYMA. Les paysans ne peuvent pas se ravitailler en insecticide pour lutter contre les maladies. Les producteurs sont découragés par le changement climatique et ils assistent impuissants à une réduction alarmante des semences.

Promotion de la filière coton

Face à ces turbulences, des ingénieurs avancent des solutions initiant à un mode de culture moderne qui estime une production de trois tonnes par hectare mais qui demande un climat favorable pour la culture. Des projets chinois encouragent également les locaux à augmenter la production, par la distribution des semences et des intrants afin d’optimiser la récolte. La promotion de la filière est assurée par trois entreprises chinoises dont Dramco Sarl Madagascar, Tian agri, MSG ou Madagascar Standard Group. Un habitant de Toliara affirme que presque les grands champs sont occupés par la culture de coton surtout dans le district de Morombe le long de l’axe RN9, le district de Sakaraha et surtout la région Atsimo andrefana.

Menace pour la sécurité alimentaire ?

Suite au développement des projets chinois sur le coton, la population s’investit plus dans la filière en tant qu’agriculteur et ouvrier agricole. La situation est dangereuse dixit les professionnels des organismes œuvrant sur le programme de la sécurité alimentaire. La culture se concentre sur le coton, par conséquent la région ne peut plus assurer l’autosuffisance alimentaire. Un responsable d’une société civile promeut la sécurité alimentaire et qui s’occupe par la même occasion des questions relatives au foncier souligne que : « depuis 2014, la production de manioc a vraiment chuté, nous avons été obligé d’acheter à Manja, à Karena et à Ihosy pourtant le prix du coton n’est pas très satisfaisant » ; ceci pour dire que la production alimentaire régresse par rapport à la culture de coton qui finalement n’est pas la panacée.

La culture de coton reste une potentialité du sud mais doit aussi subvenir aux besoins de la population. Ce qui n’est qu’un volet parmi les problèmes des agriculteurs qui sont confrontés à bien d’autres dans d’autres secteurs tel la santé et l’éducation et les compétences professionnelles.

http://www.madagascar-tribune.com/

Publié dans Economie

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