Maxime Ratoejanahary – Un monument du livre éducatif disparait

Publié le par Alain GYRE

Maxime Ratoejanahary – Un monument du livre éducatif disparait

14.07.2015

Maxime Ratoejanahary – Un monument du livre éducatif disparait

Après avoir parcouru la Grande île pendant 40 ans pour enseigner les élèves issus d’école primaire publique et écrit de livres essentiellement pédagogiques durant 34 ans pour renforcer la compétence des enseignants et des élèves, Maxime Ratoejanahary a déposé sa plume pour toujours, samedi, à l’âge de 80 ans. «Les lieux de naissance de ses huit enfants témoignent des zones où il a parcouru, entre autres, Toliara, Ihosy, Midongy du Sud, Manakara, Fianarantsoa et Andranovory», se souvient Lisy Nirina Ratoejanahary, fille de Maxime Ratoeja­nahary, hier à Antanetibe-Ivato.

Riche de ses expé­riences, Maxime Ratoejanahary a voulu par la suite, partager ses compétences en 1977, en écrivant son premier livre « La pratique du français », pour les élèves de l’école primaire. « Dans les années 80, la malgachisation était à l’honneur dans le monde de l’éducation. Toutefois, notre père a la forte conviction qu’il faut aussi maîtriser la langue étrangère. C’est ainsi qu’il a écrit ce livre, en commençant avec un document manuscrit », poursuit sa fille.

Zélé

Maxime Ratoejanahary a ainsi sorti quelques cinquante deux ouvrages. « Ses ouvrages concernent toutes les matières à savoir l’Histoire, la Géographie, la Science de la vie et de la Terre et le calcul », a indiqué Manitra Rakotoson, proche de l’écrivain.

Mais, Maxime Ratoe­janahary n’a pas écrit que des livres pédagogiques. Il a aussi écrit des romans comme « Les oiseaux bleus ». C’est aussi un poète. Il a compilé ses œuvres dans « Chante ma lyre », enchaîne Lisy Nirina Ratoejanahary.

L’écrivain a continué à écrire jusqu’à ce que son état de santé ne lui permette plus de tenir une plume. « Son dernier ouvrage qui n’est pas encore édité s’intitulera “Acti-Math”, un livre de calcul. C’est un ouvrage destiné aux enfants du préscolaire. Nous pensons que son engagement avec sa femme dans le mouvement scoutisme lui a permis d’affronter toutes les difficultés notamment lors de ses fréquents

déplacements à cause de son affectation et de sa mission pédagogique », conclut Lisy Nirina Ratoejanahary.

Vonjy Radasimalala

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Publié dans t, Revue de presse

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