Transport terrestre : Maroantsetra, un bled isolé comme beaucoup d’autres

Publié le par Alain GYRE

Transport terrestre : Maroantsetra, un bled isolé comme beaucoup d’autres

samedi 18 juillet 2015, par Ben

Transport terrestre : Maroantsetra, un bled isolé comme beaucoup d’autres

Récemment les opérateurs touristiques de l’Analanjirofo tout particulièrement ceux de Maroantsetra, ont lancé un SOS, quelques jours avant que l’Office national du tourisme ne le fasse. Mais il n’y a pas que les opérateurs touristiques car les autres activités économiques aussi souffrent de l’isolement ou du manque de l’inexistence de desserte aérienneLes camions n’arrivent plus à aller jusqu’à Maroantsetra, il n’y a que les véhicules tout-terrain qui y parviennent après plusieurs jours. Maroantsetra est à quelque 300 km de Toamasina. Aujourd’hui il faut 300 000 ariary de carburant pour les camions transporteurs de marchandises d’une capacité de 5 tonnes pour joindre Antananarivo à Toamasina si auparavant il fallait bien moins que cela.

Les camions d’Ampasika-Andohatapenaka faisaient en son temps le circuit Tanà-Toamasina, Fenerive Est, Soanierana Ivongo, Mananara Nord, ont réduit leur parcours. En général les camions depuis Antananarivo préfèrent ne desservir que jusqu’à Fenerive Est qui est seulement à 100 km de Toamasina. Ils ne peuvent plus atteindre Maroantsetra. Au-delà de Fénérive Est l’état de la route est tel que seuls les véhicules 4x4 peuvent l’emprunter.

Pour assurer les services de transport de marchandises à destination de Maroantsetra, les camionneurs se sont convenus avec des transporteurs maritimes de Toamasina de transborder leurs marchandises à destination de ce chef lieu de district.

Le fret pour Maroantsetra vaut, selon les chauffeurs de camion, 60ariary par kilo. Le transfert par voie maritime prend une journée. Les passagers sans bagages doivent aujourd’hui payer 70 000 ariary pour prendre les 4x4 à destination de Maroantsetra.

Maroantsetra n’est pas la seule qui souffre de cet isolement par rapport à l’intérieur du pays, Vohémar l’est également dans cette partie nord est de l’île. En tout cas, on ne sait pas trop pour Andapa, qu’une chanson de Bessa si notre mémoire est bonne, a fait connaître à la jeunesse tananarivienne de l’époque. De même qu’un Ambodiangezoka, un bled de nulle part dans les campagnes malgaches mais dont le nom a été révélé toujours par Bessa pour bercer la jeunesse de l’époque.

http://www.madagascar-tribune.com/

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