Environnement: Les feux de brousse gagnent du terrain

Publié le par Alain GYRE

Environnement: Les feux de brousse gagnent du terrain

Publié le mercredi 19 août 2015

Les collines, montagnes, plaines et vallées longeant la route nationale 4 partent en fumée à cause des feux allumés exprès par les paysans de ces zones.

Environnement: Les feux de brousse gagnent du terrain

Les raisons de ces feux sont nombreuses mais la plus courante qui motive ces paysans à brûler ces forêts est la culture sur brûlis. Et pour la culture sur brûlis, il existe plusieurs raisons de le faire. D’abord, pour gagner du terrain, ils brûlent les forêts afin de dégager les arbres et autres plantes qui les empêchent de transformer l’endroit en zone cultivable, c’est pour cela que les forêts ont disparu et continuent à disparaître sur ces endroits. Pour labourer, ils brûlent les herbes et autres plantes qui restent afin d’éviter de se fatiguer et de laisser la pluie transformer le terrain et faciliter son labourage. « Cela nous a aidé depuis toujours et cela nous aide encore, mais le gouvernement ne comprendra jamais, il ne vit pas ici et ne fait pas notre travail. » affirme un cultivateur de la zone rurale de Maevatanana. Malgré les efforts fournis par beaucoup d’organismes gouvernementaux et non gouvernementaux pour combattre les feux de brousse, la propagation de cette culture, première cause de la déforestation à Madagascar, n’est apparemment pas maîtrisée et commence même à gagner du terrain surtout durant cette période qui approche la saison des pluies. Ces paysans ne se cachent plus, et continuent leur activité en plein jour à la vue de tous les passants qui ont chacun leur réaction face à cette culture nuisible pour notre environnement. Des voitures de touristes s’arrêtent et des gens tentent d’expliquer aux paysans que ce qu’ils font n’est que temporaire car le sol se stérilise à force d’être exposé à ces incendies, d’autres s’arrêtent et essaient d’éteindre les feux qui sont juste au bord des routes. Force est de constater qu’il y a une faille dans la stratégie pour faire connaître à ces cultivateurs les mauvaises conséquences des cultures sur brûlis, mais en attendant, les « lavaka » commencent à dominer les paysages de rêve de notre île.

Berado

http://www.lagazette-dgi.com/

Publié dans Economie

Commenter cet article