Filière plantes ornementales: Un bel essor pour le plaisir, la santé et... le revenu !

Publié le par Alain GYRE

Filière plantes ornementales: Un bel essor pour le plaisir, la santé et... le revenu !

Publié le lundi 24 août 2015

Filière plantes ornementales: Un bel essor pour le plaisir, la santé et... le revenu !

Les stands ayant proposé des plantes ornementales ont foisonné lors de la dernière Foire de l’économie rurale ou Fier-Mada au début de ce mois à Mahamasina.

Un cactus d’une dizaine de centimètres orné d’une belle tête ronde de couleur rouge ou jaune y était proposé à 15 000 Ar. De quoi offrir aux horticulteurs un revenu décent. Et les clients potentiels étaient ravis, rien que pour contempler les merveilles pouvant orner les jardins et cours. L’homme a toujours tout fait pour retrouver le jardin d’Eden. Les plantes constituent un des moyens pour y parvenir. Par la même occasion, l’homme a causé, volontairement ou non, la dissémination de nombreuses espèces floristiques. Le Missouri botanical garden (MBG), un organisme non gouvernemental œuvrant pour la recherche et la protection des plantes de Madagascar cite quelques bienfaits de ces plantes : « A l’intérieur et cultivées dans des pots ou des bacs, les plantes ornementales embellissent les maisons, halls et bureaux. Qu’elles soient dans une pièce à vivre, une salle de bain ou une véranda, les plantes d’intérieur peuvent être à la fois décoratives, dépolluantes et destressantes ».

En effet, certaines plantes décoratives aident à mieux respirer. Elles captent le benzène de la fumée de cigarette et annihile le relent de cette fumée dans les pièces communes. C’est le cas du Dracaena ou « Hasina » (plante de la félicité chez les Chinois). Les championnes de la dépollution restent les Chlorophytum (avec 13 espèces endémiques à Madagascar). Ils trouvent leur place partout dans la maison. Ces plantes suppriment les gaz néfastes comme le monoxyde de carbone, rendent l’air respirable et moins allergène. Et pour capturer les composants organiques volatiles des colles de moquette, les plantes à grandes feuilles comme le Ficus et les Gerbera (Asteracées) sont de rigueur. Sinon, les fougères exigent beaucoup d’eau pour éliminer l’électricité statique et augmenter le taux d’humidité du milieu ambiant. Mais les reines de la décoration restent les orchidées à grandes fleurs, terrestres ou épiphytes. Citons les Angraecum, Gastrorchis…

A l’extérieur, la plupart des plantes ornementales sont cultivées pour leur beauté, leur parfum, leur caractère esthétique, et pour leur rareté comme la plante herbacée des rochers et endémique Aloehaworthioides, actuellement rare dans la nature. Les plantes à grandes épines Alluaudia, Alluaudiopsis (Didieracées) et les Aloes, Kalanchoe, Pachypodium (appelée à tort baobab nain) et autres Euphorbiacées aux tiges ou feuilles succulentes trouvent naturellement leur place dans les rocailles. L’avenue de l’Indépendance à Analakely se pare des palmiers malagasy comme Bismarckia nobilis (Satrana) et Dypsisdecaryi (palmier trièdre). Sans oublier la plante emblématique de Madagascar Ravenala, très prisée à Madagasca et aussi à l’étranger. Le MBG rappelle que certaines espèces des plantes décoratives comme l’agave et l’Opuntia sp. constituent une sérieuse menace sur l’environnement : elles sont invasives. Mais la collecte illicite de plantes dans les milieux naturels et même dans les aires protégées présente des menaces pour certaines plantes ornementales. Le MBG remarque que cette avidité bassement mercantile nous éloigne du jardin d’Eden.

http://www.lagazette-dgi.com

Publié dans Revue de presse

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