Exportation – La filière raphia mise en valeur

Publié le par Alain GYRE

Exportation – La filière raphia mise en valeur

16.09.2015

Exportation – La filière raphia mise en valeur

Le raphia est très demandé par les grandes marques internationales. Le centre du commerce international (CCI) initie le projet Makira pour valoriser le produit.

Un besoin énorme. Le raphia serait un produit très demandé sur le marché international. Une experte au sein du CCI, précise que « sur le marché, il y a déjà des acheteurs. Une compagnie a déjà manifesté sa volonté d’importer 10 000 tonnes de raphia ». Les grandes marques internationales en sont les principaux acheteurs. Un projet est alors mis en œuvre pour soutenir les producteurs malgaches.

« L’intérêt du projet réside dans le fait que la CCI cherche des acheteurs en amont, et les bénéfices réalisés seront octroyés aux producteurs de raphia », a déclaré la consultante en marge d’un atelier organisé hier à la Chambre de commerce à Antaninarenina. Le CCI accompagne les producteurs pour accéder au marché international et les sensibiliser sur le changement climatique. La consultante annonce que « nous souhaitons éliminer les intermédiaires pour mettre en valeur les producteurs locaux, et les sensibiliser à protéger l’environnement ».

Le CCI collabore avec le ministère du Commerce pour ce projet dans le parc Makira, dans la région de Madritsara. Le projet vise à permettre l’indépendance économique aux femmes des villages riverains qui travaillent sur le raphia. Il s’agit également de renforcer la gestion de qualité du raphia pour les associations des femmes, et l’introduction de techniques de récolte mieux adaptées au changement climatique. Presque 200 femmes sont bénéficiaires du projet Makira.

Projet pilote

Aissatou Diallo, administrateur principal en promotion commerciale au centre du commerce international ou CCI en Afrique, précise qu’« au début du programme, nous souhaitons promouvoir le raphia suite aux consultations et une évaluation en 2013. Six associations issues de six villages de Mandritsara bénéficient de ce projet ». La valorisation du raphia peut aboutir à un revenu durable et équitable pour la population.

Pour le groupement Fivondronan’ny mpandraraha Malagasy ou Fivmpama doit être géré de façon optimale. La mise place d’une politique nationale de plantation et de protection est ainsi sollicité. Rivo Rakoton­drasanjy, secrétaire général de Fivmpama, explique : « le raphia a une croissance lente, il lui faut au moins 25 ans pour atteindre la maturité. Ainsi, la transformation du produit brut est plus que souhaitable pour créer de la valeur ajoutée ». Le raphia doit être transformé pour créer de l’emploi et mettre en valeur les artisans malgaches. Ces derniers souffrent de la situation écono­mique actuelle, comme le manque de touristes et la faiblesse du pouvoir d’achat des Malgaches.

Tendry Rakotondranaivo

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Publié dans Economie

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