Lalaina Ravelomanana (Chef Lalaina) : Le 1er africain intronisé à l’Académie culinaire de France

Publié le par Alain GYRE

Lalaina Ravelomanana (Chef Lalaina) : Le 1er africain intronisé à l’Académie culinaire de France

Rédaction Midi Madagasikara 9 octobre 2015

Lalaina Ravelomanana (Chef Lalaina) : Le 1er africain intronisé à l’Académie culinaire de France

Le Chef Lalaina recevant un Prix international.

Né à Antananarivo, Lalaina Ravelomanana dit Chef Lalaina a grandi dans une famille qui aime la cuisine. Il était toujours à côté de sa mère lorsque cette dernière concocte des petits plats ou de la pâtisserie. « Mon père travaillait dans la Gendarmerie. Il occupait le poste d’un Gérant et comptable dans un foyer à l’époque et là j’ai déjà fréquenté un peu le milieu du Bar et de la restauration. J’ai eu la chance de voyager un peu partout à Madagascar, du centre au Sud, qui m’a fait découvrir déjà la diversité de produits et la gastronomie de chaque région », explique Chef Lalaina.

Début. Après son bac, Chef Lalaina est entré à l’université privée pour étudier le droit et l’Informatique. « C’est ce que mes parents souhaitaient. Mais, en même temps, je me suis caché d’eux pour apprendre les métiers de bouches. Je me suis caché pendant longtemps avant d’annoncer à mes parents que je serais cuisinier. Ils voulaient que je fasse autre chose.», fait-il savoir. Il a commencé à l’Arotel Antsirabe avec les Chefs Rabeony Heritiana et Léon Ravelomanantsoa. « Dans la rue jusqu’à la chiotte, en passant par le Tana Plaza où j’ai trouvé une discipline militaire avec Mon Maître Gourio Philippe, paix à son âme, grâce à qui j’ai acquis une énorme fondation pour mon avenir. Plusieurs fois, j’ai jeté mon tablier, mais quelques jours après, je suis revenu pour aboutir à mes apprentissages », rappelle-t-il.

Première expérience de chef. C’était au Vakona Forest Lodge. C’était un grand défi avec la confiance de la Direction. Chef Lalaina raconte : « J’ai appris avec eux comment diriger une équipe, comment faire une carte et organiser le planning de ma brigade. Et surtout c’était ma première expérience de vie loin de la famille. Puis, j’ai continué ma décade au Relais de la reine et à l’Hôtel Colbert pour quelques mois. J’ai commencé à sentir que la route est encore longue. Après, j’étais au Petit Verdot. C’était une autre expérience, surtout que c’était un bar à vin. A la Varangue, j’ai dévoilé ma personnalité, ce fut ma première communication. J’étais libre. Toute la carte, c’était moi. Mes patrons m’ont donné une entière confiance. Ils m’ont donné le maximum de moyens pour réussir, jusqu’aux plusieurs stages à l’étranger. J’étais parti sur le délire d’un artiste. J’ai commencé à me lancer sur le traiteur, des événements différents, des émissions télé…Et surtout des concours internationaux. Après plusieurs années, j’étais parti pour revivre une autre expérience et me voler de mes propres ailes. Maintenant, j’ai décidé de créer mon propre entreprise, Lartistika, avec l’aide d’une personne exceptionnelle qui gère l’activité. Derrière un homme, il y a toujours une femme. »

Recueillis par R. Eugène

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Publié dans Revue de presse

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