9,6 millions de Malgaches ne disposent pas de toilette !

Publié le par Alain GYRE

9,6 millions de Malgaches ne disposent pas de toilette !

vendredi 20 novembre 2015, par Léa Ratsiazo

9,6 millions de Malgaches ne disposent pas de toilette !

L’UNICEF estime jusqu’à 9,6 millions le nombre de Malgaches qui ne disposent pas de toilettes et qui font leur besoin à l’air libre. Quatre malgaches sur dix voire même neuf personnes sur dix dans certaines régions, pratiquaient encore la défécation à l’air libre. En moyenne, en milieu rural, 65% de la population ne disposent pas de toilettes contre 45% en milieu urbain. Madagascar est un des pays où le taux de défécation à l’air libre est encore très élevé selon le ministère de l’eau et de l’assainissement.

Dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre la défécation à l’air libre, célébrée le 19 octobre, la commune urbaine d’Antananarivo et l’ONG Care International ont mené une campagne de sensibilisation sur la construction de toilette dans plusieurs quartiers de la Capitale : Anosibe Ouest I, Anosibe Ouest II, Anosibe Mandrangombato I, Anosibe Mandrangombato II, Andavamamba Anjezika I, Andavamamba Anjezika II, Ivolaniray, Andrefan’i Mananjara, Andavamamba Antihazo II, Madera Namontana, Ampefiloha Ambodirano, Andavamamba Ambilanibe.

L’OMS (Organisation mondiale de la santé) note que la défécation à l’air libre entretient le cercle vicieux de la maladie et de la pauvreté. Les pays où cette pratique est la plus répandue atteignent aussi les niveaux les plus élevés pour ce qui est de la mortalité des enfants de moins de 5 ans, de la malnutrition, de la pauvreté, avec de fortes disparités dans la répartition des richesses

L’OMS rappelle que les avantages de l’élimination de cette pratique vont bien au-delà de la diminution du risque de diarrhée. Cette organisation mondiale cite la diminution de la propagation des vers intestinaux, de la schistosomiase et du trachome, des maladies tropicales négligées dont souffrent des millions de personnes ; la diminution de la gravité et des conséquences de la malnutrition ; la promotion de la dignité humaine et le renforcement de la sécurité, notamment pour les femmes et les jeunes filles ; la fréquentation scolaire : la fréquentation scolaire des jeunes filles augmente en particulier lorsqu’on met à leur disposition des installations séparées d’assainissement ; le recyclage potentiel de l’eau, des énergies renouvelables et des nutriments à partir des matières fécales.

Une étude de l’OMS a calculé que pour chaque dollar investi dans l’assainissement, on obtient en retour 5,50 dollars provenant de la baisse des dépenses de santé, des gains de productivité et de la diminution du nombre des décès prématurés.

http://www.madagascar-tribune.com/

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