Le pays le plus pauvre possède des Karanas très riches

Publié le par Alain GYRE

Le pays le plus pauvre possède des Karanas très riches

Publié par : Boubakar Nguema Date: 5 novembre 2015

 Le pays le plus pauvre possède des Karanas très riches

Madagascar est un pays assez paradoxal. La Banque Mondiale le considère comme le pays le plus pauvre au monde. Pourtant, des minorités arrivent à amasser des fortunes avoisinant plusieurs centaines de millions de dollars. Est-ce qu'ils possèdent la main de Midas qui transforme tout en or ou c'est simplement que l'exploitation des pauvres peut rendre très riche ?

Madagascar : le pays le plus pauvre possède des Karanas très riches

Le magazine Forbes publie régulièrement le classement des personnes les plus riches du monde. Mais cette année, le magazine propose des classements détaillés pour l’Afrique avec une catégorie séparée pour les pays francophones et anglophones.

On peut dire que les pays francophones sont plus pauvres que leurs homologues anglophones puisqu’aucun homme d’affaires, présent dans un pays francophone, ne possède une fortune supérieure à 1 milliard de dollars. Dans ce classement, on retrouve des pays habituels comme le Cameroun avec Baba Danpullo (Telecom et Immobiliers) qui possède une fortune de 920 millions de dollars ou encore Fokam Kammogne, un autre camerounais présent dans le secteur bancaire et les médias, qui vaut 900 millions. Mais Madagascar possède également 4 hommes qui sont les plus riches des pays de la francophonie. 3 sont des Karanas (d’origine indienne) et le dernier est français.

Les 4 très gros millionnaires de Madagascar

Le premier est Yllas Akbaraly qui possède le groupe Sipromad. Comme de nombreux autres millionnaires malgaches, Sipromad est un groupe qui est présent dans de nombreux domaines tels que l’immobilier, le commerce, l’exportation, etc. La fortune d’Yllas Akbaraly est de 710 millions de dollars. C’est le 5e homme le plus riche des pays francophones.

Ensuite, on a Hassanein Hiridjee qui possède une fortune de 705 millions de dollars. Il est actionnaire majoritaire dans le groupe Telma et il a aussi raflé une grande partie de la banque Crédit Agricole Madagascar.

En 3e position, on a Iqbal Rahim dont on nous dit qu’il est principalement présent dans le pétrole, mais son groupe investit aussi dans d’autres secteurs industriels. Sa fortune est estimé à 419 millions de dollars.

Enfin, on a la famille Fraise (d’origine française) qui est présent à Madagascar depuis plus d’un siècle. La famille Fraise est présente dans le batiment, la brasserie et les équipements industriels. Cela fait depuis plusieurs années que la famille Fraise attend une possible privatisation de la Jirama et pour cause, c’est l’un des plus gros fournisseurs de groupes électrogènes pour l’entreprise d’eau et d’électricité malgache. La fortune de la famille Fraise est estimé à 208 millions de dollars.

Au total, cela signifie que 4 personnes à Madagascar possèdent une fortune cumulée de 2,42 milliards de dollars. On devrait se demander comment peut-on atteindre un tel niveau de richesse alors que Madagascar est frappé par une pauvreté sans précédent ? Cela sous-entend que cette richesse appartient peut-être à d’autres personnes et qu’on l’a transféré à une minorité par un tour de magie qu’on connait comme la corruption dans le coin. Dans son rapport, l’association Observatoire des inégalités nous apprend que la pauvreté extrême recule partout dans le monde sauf dans quelques pays et devinez quoi, Madagascar est l’un des rares pays au monde où la pauvreté extrême n’a pas baissé d’un poil. Actuellement, on a 82 % de la population malgache qui sont considéré comme extrêmement pauvre (1,90 dollars par jour). Et quand on voit une telle catastrophe humanitaire, on doit également demander à ces personnes ce qu’ils font pour lutter contre la pauvreté à Madagascar. Et non, ce n’est pas en balançant quelques tonnes de riz après des cyclones qu’on contribue à répartir équitablement la richesse du pays.

http://actualite.housseniawriting.com

Publié dans Economie

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article