Pisciculture : Une recette de plus de 168 millions de francs

Publié le par Alain GYRE

Pisciculture : Une recette de plus de 168 millions de francs

Rédaction Midi Madagasikara 25 novembre 2015

Pisciculture : Une recette de plus de 168 millions de francs

Le nombre d’acteurs s’intéressant à la pisciculture connaît une hausse. En effet, c’est une activité très rentable ne nécessitant que peu d’investissement. La preuve, « on peut gagner une recette de plus de 168 millions de francs pour un élevage à cycle court de poissons sur un étang de 1 ha contre 16 millions de nos francs pour une exploitation rizicole de 1 ha », a révélé Jean Jacques Rasamoel, le Secrétaire général du ministère de la Pêche, lors d’une formation en pisciculture hier à Ampandrianomby.

Formation gratuite. « Il suffit d’avoir un étang avec une source d’eau ou une riziculture irriguée pour lancer cette activité. L’investissement porte ensuite sur l’achat de 1 500 alevins afin de produire 6 750 kg de poissons dans six à huit mois. On peut obtenir cette recette si l’on évalue à 5 000 Ariary le kilo des poissons au lieu de 8 000 à 10 000 Ar le kilo sur le marché. Un taux de mortalité moyen de 10% est également prévu si le normal ne doit être que 2 à 3%. Quant aux provendes, vous pouvez les produire vous-mêmes », a expliqué le formateur. Notons qu’une cinquantaine de personnes résidant dans les quartiers environnants de la Capitale sont les premiers à s’inscrire lors de la Journée Aquacole organisée dernièrement par le ministère de tutelle pour bénéficier gratuitement de cette formation en pisciculture. « Une 2e vague de formation de cent personnes dont la plupart ne sont pas encore pisciculteurs est également prévue », a fait savoir le Secrétaire général du ministère de la Pêche. En outre, Madagascar dispose de 1 500 km² de plan d’eau naturel et de 150 000 ha de rizières favorables à la pisciculture. On distingue cinq types d’élevage de poissons, à savoir la pisciculture en étang, la rizipisciculture, l’élevage en cage et l’élevage en enclos ainsi que la production d’alevins. Le ministère de tutelle s’engage à encadrer techniquement les acteurs qui se lancent dans cette filière porteuse. Le débouché est également loin d’être saturé.

Navalona R.

http://www.midi-madagasikara.mg/

Publié dans e

Commenter cet article