Commune d’Antabaoka – 19 Voi de la forêt de Tapia et Union Maitso

Publié le par Alain GYRE

Commune d’Antabaoka – 19 Voi de la forêt de Tapia et Union Maitso

Commune d’Antabaoka – 19 Voi de la forêt de Tapia et Union Maitso

Actuellement, si le fil de soie, principale matière première des artisans tisserands est redevenue rare à cause de l’arrêt de l’élevage en cage. Toutefois, la technique est déjà maîtrisée par les paysans. En utilisant la technique d’élevage en cage et répondant ainsi à la demande non satisfaite du marché de fil de soie sauvage par les tisserands, les 19 Voi (Vondron’Olona Ifotony) de la Commune d’Antaboaka jouxtant la forêt de tapia du district d’Arivonimamo II se sont mobilisés pour assurer la reproduction du ver à soie sauvage. Même s’il s’agissait de quelques sites pilotes, grâce à l’introduction de cette technique en 2003 la filière soie sauvage connaissait un essor particulier dans la zone Itasy.

Par ailleurs, grâce à la mise en place des comités mixtes communaux intégrant les Voi, l’Union des Voi et les responsables communaux, l’efficacité des contrôles de la préservation de la forêt de tapia dans les deux districts d’Arivonimamo et de Miarinarivo augmente. Lesdits responsables communaux sont constitués par les 5 communes des deux districts et les responsables des Std, notamment les Dref et les Ciref de district. Le concept est une innovation dans ces deux districts. Il fait suite au besoin de fournir des services efficaces en matière de suivi et d’encadrement conjoint par les communes, les services techniques et les fokonolona.

C’est ainsi que les problèmes inhérents à la mauvaise gestion de la finance générée par le transfert de gestion se traduisant par la sanction des contrevenants au « dina » et à l’enclavement informationnel sont rapidement traités lors des descentes sur terrain des membres du comité.

Alors que les Union des Voi rapportent les voix des communautés de base participent au suivi des décisions prises conjointement et font de l’interpellation auprès des responsables en cas de besoin. La pérennisation et l’institutionnalisation de cette pratique fonctionne grâce à la facilitation d’un projet du programme Saha.

Solo R.

http://www.matin.mg/

Publié dans Economie

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