La galère des riverains de la RN4 et la RN6 n’est pas une surprise

Publié le par Alain GYRE

La galère des riverains de la RN4 et la RN6 n’est pas une surprise

lundi 25 janvier

 La galère des riverains de la RN4 et la RN6 n’est pas une surprise

Photo ADN

« Quatre fois obligés de changer de voiture ou quatre transbordements, quatre fois obligés de monter dans une charrette et deux fois contraints de prendre une pirogue et de longues marches à pieds dans l’eau », c’est le calvaire ou les épreuves endurées par un responsable régional de la Croix Rouge malagasy. Parti lundi 18 janvier d’Antsiranana, il n’a rejoint Antananarivo que le 21 janvier. Pratiquement, les pluies ont isolé beaucoup de localité, voire deux régions pendant au moins une semaine. Et ce n’est pas le propre de ces régions. La partie nord de la région Analanjirofo également vit cette situation toute l’année. Maroantsetra n’est accessible en cette période que par bateau ; les habitants souhaitent vivement que la localité soit de nouveau desservi par Air Madagascar.

« Suite aux grosses pluies de ces derniers temps, la rivière Bemarivo est sortie de son lit au niveau d’Antanetilava entraînant des dégâts importants. A savoir, des milliers de familles sinistrées, un mort, 3000 ha de rizières inondées et quelques coupures sur la route nationale, notamment au niveau des radiers. Des infrastructures sont abimées nécessitant des réparations. Face à ces pertes, nous sommes venus réconforter la population tout en apportant du riz, des grains secs et des tentes. Ce qui est réconfortant, c’était de voir une population qui s’entraide, très courageuse, prête à reconstruire et à suivre les consignes face aux catastrophes naturelles ». Ce sont les propos du chef de l’Etat à Mampikony le 23 janvier rapportés dans le communiqué officiel qui a trait aux inondations qui ont occasionné la paralysie de toute l’économie sur les routes nationales 4 et 6, respectivement vers Mahajanga et vers Antsiranana.

En tout cas, les appels de détresse lancés quelques jours plus tôt par un chef de parti bloqué par les eaux en furie dans sa tournée vers la région Sofia et la région Diana, et appuyés par ceux de deux responsables régionaux de la Croix Rouge malagasy n’ont pas été vains.

 La galère des riverains de la RN4 et la RN6 n’est pas une surprise

Photo Facebook (Nary Ratiana)

D’après les habitants de Mampikony et les usagers de cette route nationale, les crues qui empêchent la circulation sur ces radiers de Mampikony peuvent durer facilement d’une heure à trois ou quatre jours en fonction de l’intensité des pluies qui tombent en amont. Et c’est le lot « quotidien » des populations et des usagers de cette route nationale pour dire que c’est toujours ainsi en période de pluies. Les eaux peuvent atteindre plus d’un mètre de hauteur en un rien de temps.

Le BNGRC (Bureau National des risques et catastrophes) national venu en appui aux bureaux locaux du BNGRC qui étaient déjà aux côtés des sinistrés a dénombré un mort, 3925 sans abri, plus de 15000 ha de rizières inondées dans le Boeny et dans la Sofia.

http://www.madagascar-tribune.com/

Publié dans Météo - Madagascar

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chantal 25/01/2016 07:58

Très impressionnant ! la déforestation est en cause ?