Nord-Ouest – Un mort et des milliers de sinistrés

Publié le par Alain GYRE

Nord-Ouest – Un mort et des milliers de sinistrés

23.01.2016

Nord-Ouest – Un mort et des milliers de sinistrés

Un lourd bilan dans les districts de Mampikony et Mahajanga II, suite aux fortes pluies qui s’y sont abattues.

Une personne est décédée dans le Fokontany de Tsararivotra, district de Mampikony, durant les intempéries qui ont touché la partie Nord-Ouest du pays entre le 18, 19 et 20 janvier dernier, selon Thierry Venty, secrétaire exécutif du Bureau national de la gestion des risques et catastrophes (Bngrc). « Sa mort a été causée par l’écroulement de son domicile », explique-t-il. Cette perte en vie humaine est, jusqu’à hier, la conséquence la plus lourde des fortes pluies qui se sont abattues dans le Nord-Ouest du Pays, d’après le bilan du Bngrc.

Le BNGRC a également rapporté vingt mille trois cent quarante deux sinistrés, quatorze mille cent soixante quinze personnes déplacées, cinq cases détruites, trois mille cinq cent quatre vingt quatorze cases inondées et deux mille huit cent quatorze cases endommagées, plus de 21 588 rizières et champs de culture inondés.

Selon le communiqué émanant du ministère de la Population, de la protection sociale et de la promotion de la femme (MPPSPF), détaillant les bilans de ces intempéries, les districts de Mampikony et de Maha­janga II sont les plus touchés par le passage de la Zone de Convergence Inter Tropicale (ZCIT) dans le Nord de l’île.

Abris

Depuis jeudi, les eaux ont commencé à se retirer des localités sinistrées. Mais la population n’est toujours pas tirée d’affaires. « Il y a ceux qui ont pu rejoindre leur foyer, mais la majorité de la population dans les communes rurales d’Ambohitoaka et Mampi­­kony sont sans abri car leurs foyers sont détruits. Quelques uns logent chez les proches les autres s’abritent dans des écoles ou des églises », décrit Olivier dit le Karàna, président des associations des maires dans la région de Sofia.

C’est toute une vie qui est détruite pour certains d’entre eux, avec l’effondrement de leurs habitations, la dévastation de leur source d’argent, la destruction des effets scolaires chez les écoliers.

L’épidémie de paludisme, ou de diarrhée est aussi à craindre. « L’eau potable est quasi inexistante dans nos villages. On utilise l’eau de la rivière et on la fait bouillir pour être sûrs de ne pas attraper des microbes », rajoutent les habitants de Mampikony.

La population appelle à l’aide. Des besoins impératifs en eau potable, moustiquaires, produits de première nécessité, médicaments, tentes, kits scolaires et semences sont cités par le MPPSPF.

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Publié dans Revue de presse

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