Antsiranana-Ambilobe détérioré à 90%

Publié le par Alain GYRE

Antsiranana-Ambilobe détérioré à 90%

Antsiranana-Ambilobe détérioré à 90%

La chaussée devenue une mare, les passagers sont transbordés d’une voiture à l’autre.

12.02.2016

Une erreur de priorité risque d’isoler complètement le Nord de l’île. La dégradation de la chaussée ne cesse d’empirer sur le dernier tronçon de la RN6.

Les intempéries de ces derniers jours dans le Nord ont confirmé la crainte des usagers de la route nationale 6. Si le pont Bailey promis entre Ambanja et Antsiranana a été installé avant-hier, le tronçon de route entre Antsiranana et Ambilobe s’est dégradé à 90%. Celui-ci est coupé en trois endroits, où le goudron a complètement disparu. Le passage des gros camions n’arrange pas les choses et très vite, la chaussée se transforme en de véritables mares qui se creusent au fur et à mesure que les averses tombent. Il suffit qu’un automobiliste ignore l’état de la chaussée ou persiste à circuler, et son véhicule s’enfonce dans le trou boueux. Il peut s’en sortir, mais celui qui le suit, risque d’y rester, bloquant ainsi la circulation.

Pour désembourber il faut beaucoup de temps. C’est le cas à l’heure actuelle à Mahatsara, où un gros camion citerne a « plongé » dans la mare. Auparavant à Andranonakoho, une vingtaine de véhicules de toutes les catégories, ont dû patienter pendant deux jours parce qu’un autre camion est resté bloqué en travers de la chaussée. Le comble est qu’il est impossible d’ouvrir une déviation car la route passe entre des ravins et un cours d’eau. Selon des témoins, à Mahatsara, seuls les véhicules tout terrain pouvant circuler sur des pentes, arrivent à se dépêtrer de ce point noir. En effet, la pluie continue de tomber, amollissant la route devenue une piste peu carrossable en ces occasions.

Transbordement

C’est pourquoi, il n’y a plus de ligne directe pour relier Antsiranana avec Ambilobe, Ambanja et Nosy Be. On doit pratiquer le transbordement des passagers et des marchandises. Cette situation profite aux opportunistes. Les frais de transport doublent sinon triplent, mettant à mal le portefeuille des passagers, astreints à un surplus de dépenses en nourriture. Noéline R., une sage-femme qui doit rejoindre son poste à Nosy Be, affirme avoir payé 5 000 ariary à l’homme qui l’a aidée à porter ses bagages. Les conducteurs qui prennent en charge les voyageurs transbordés exigent 2 000 ariary sur une portion de route de 3 km.

Il est enfin à craindre que les prix des produits de première nécessité ne connaissent une forte hausse à Antsiranana, à cause des camions bloqués.

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Publié dans Météo - Madagascar

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