Développement rural : Lancement de PAPRIZ II

Publié le par Alain GYRE

Développement rural : Lancement de PAPRIZ II

Rédaction Midi Madagasikara 25 février 2016

Développement rural : Lancement de PAPRIZ II

Le projet PAPRIZ est une réussite, une deuxième phase est mise en œuvre.

La première phase du projet PAPRIZ (Projet d’amélioration de la productivité rizicole), mise en œuvre dans cinq régions, a pris fin en juin 2015. D’après la JICA, initiatrice du projet, les résultats ont été satisfaisants. De son côté, le Directeur Régional du Développement Agricole (DRDA) de la région Vakinankaratra, Voahangy Rakotondranivo a évoqué une forte amélioration de la production, grâce aux techniques de PAPRIZ. « En moyenne, le rendement à l’hectare de la riziculture de la région était à 2,5 tonnes. L’objectif du projet était de faire augmenter ce rendement d’une tonne, mais les résultats sont meilleurs. Le rendement moyen est passé à 4,5 tonnes à l’hectare. Il y a des riziculteurs qui réussissent à atteindre 7t/ha », a indiqué le DRDA de Vakinankaratra. En effet, lors d’une descente de la presse sur terrain, les riziculteurs ont confirmé ce progrès.

Choix. Plusieurs témoignages ont été recueillis dans divers sites de la région Vakinankaratra. A Sahalambo, Antsirabe II, le président de l’Association de riziculteurs Bruno Randrianiaina a indiqué que la technique PAPRIZ permet d’améliorer de plus en plus le rendement. « Sur ma rizière de 14 ares, par exemple, la production initiale de riz était de 800 kilos. A la première année de l’application de la technique PAPRIZ, elle est montée à 900 kilos, puis à 1t pour l’année suivante, et dernièrement à 1,2t, alors que je n’utilise aucun fertilisant chimique. Ceux qui ont essayé la technique PAPRIZ sont conquis car les résultats sont incontestables. Notre association regroupe 95 riziculteurs qui travaillent sur 110ha de rizière. 89 d’entre eux appliquent aujourd’hui la technique PAPRIZ », nous a confié le président de l’association. Même si PAPRIZ préconise l’utilisation d’urée ou de sulfate d’ammonium, certains riziculteurs préfèrent se limiter aux engrais organiques. Et pourtant, les résultats sont impressionnants. D’après les explications du chargé de Programme Agriculture et Développement Rural au sein de la JICA, Andry Randriantsoa, les études faites ont montré que les hautes terres de Madagascar ont des carences spécifiques qu’il faut combler avec des engrais chimiques. « Les agriculteurs peuvent n’utiliser que des engrais biologiques mais il faudrait une grande quantité », a-t-il noté. En effet, pour un hectare, PAPRIZ préconise 300 kilos de NPK, 5t de fumier et 80 kilos d’engrais de couverture. Ceux qui n’utilisent que des fertilisants organiques mettent par contre jusqu’à 14,3t d’engrais par hectare.

Amélioration. Avec l’importance de ces impacts, la JICA a décidé de lancer une deuxième phase de PAPRIZ. « Le projet PAPRIZ II est différent car il intègre plusieurs volets comme l’environnement, le niveau de vie des bénéficiaires, le social, etc. Nous avons constaté que toutes nos interventions dans le milieu rural ont des points communs et sont cohérentes. De ce fait, nous avons fusionné différents projets, pour plus d’efficience », explique le chargé de Programme de la JICA. Le projet PAPRIZ II est financé à hauteur de 4,5 millions USD et sera mis en œuvre sur 4 ans dans 9 régions ; contre un budget de 6,5 millions USD sur 11 ans et demi dans 5 régions, pour le PAPRIZ 1.

Antsa R.

http://www.midi-madagasikara.mg/

Publié dans Economie, riz

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