Sucoma – La ré-ouverture pour bientôt

Publié le par Alain GYRE

Sucoma – La ré-ouverture pour bientôt

Sucoma – La ré-ouverture pour bientôt

« L’industrie sucrière Sucoma de Morondava rouvrira ses portes d’ici très peu », cette déclaration est de Narson Rafidimanana, Ministre de l’industrie et du développement du secteur privé en marge des visites de courtoisie des Ambassadeurs de l’Afrique du Sud et de Maurice hier. Malgré la demande d’une somme faramineuse de la part des Chinois, « l’Etat malgache n’a pas payé de dommages et intérêts », révèle Narson Rafidimanana. La ré-ouverture de l’usine donnera un nouveau souffle à la ville de Morondava et aussi à l’industrie sucrière du pays. Sucoma employait 700 personnes permanents et 2 000 saisonniers. La société produisait 14 979 tonnes de sucre pour la campagne 2011/2012. Cette production a connu une augmentation pour atteindre 16 786 tonnes en 2012/2013 avant de tomber à 15 057 tonnes en 2013/2014. Sucoma produisait aussi de l’alcool de 14 470 hectolitres pour la campagne 2012/2013 et 16 000 hl pour la campagne 2013/2014.

Responsabilité partagée

Les pertes enregistrées par les dirigeants chinois dans cette affaire étaient, d’après leurs dires de 80 millions de dollars. Du côté des employés, outre la perte de leur emploi, ils ont dénoncé une mauvaise gestion des ressources humaines de la part des chinois. « Pour qu’un tel problème ne revienne plus, chacun doit prendre ses responsabilités », dixit le Ministre de l’industrie.

Pour revenir aux visites de courtoisie d’hier, Maurice figure dans le top 5 des investisseurs à Madagascar avec un volume d’investissement de 398,2 milliards d’Ariary en 2012. Pour les flux d’Ide en provenance des investisseurs mauriciens, une hausse non négligeable des flux a été enregistrée en 2012 par rapport à l’année 2011. La variation entre les deux années a été

de +2,4 %. En termes de moyenne, une entreprise à capitaux mauriciens a reçu en moyenne 5,7 milliards d’ariary. La branche « activités extractives » est le principal bénéficiaire des flux d’Ide mauriciens, avec une part de 43 %. La deuxième branche bénéficiaire est la « télécommunication » avec 41,0 % des flux. Ensuite, on a les « transport et auxiliaires de transport » (5,0 %), et des « immobiliers, location et services aux entreprises », (4,0 %).

L’Afrique du Sud a des savoir-faire en transformation de fruits et légumes. C’est aussi un marché de proximité à exploiter.

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Publié dans Economie, Sucre

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