La consommation de cannabis en hausse chez les jeunes

Publié le par Alain GYRE

La consommation de cannabis en hausse chez les jeunes

La consommation de cannabis en hausse chez les jeunes

Un plant de cannabis (photo d'illustration).

© REUTERS/Andres Stapff

Par RFI Publié le 14-03-2016

A Madagascar, les jeunes de moins de 25 ans sont les plus gros consommateurs de cannabis. Depuis ces cinq dernières années, la recrudescence est en hausse selon le CCAA, un centre de cure en place depuis dix ans à Antananarivo.

73% des jeunes âgés de 15 à 20 ans sont consommateurs de cannabis, selon le Centre de cure Aro Aina à Antananarivo (CCAA). La grande majorité de ces consommateurs sont des lycéens et des collégiens.

Nombreux parmi ces habitués viennent consulter le CCAA, à cause de la dégradation de leur état de santé mentale et de leur comportement. Ces jeunes toxicomanes vont en cure accompagnés de leurs parents ou réorientés par les écoles.

La majorité de ces jeunes fumeurs de cannabis fument deux à trois joints par jour, toujours selon le centre Aro Aina. Leurs résultats scolaires se dégradent autant que leur santé mentale. Des cas de paresses psychologiques et physiques ainsi que des comportements agressifs sont signalés dans les écoles.

Le centre procède donc à des cures de sevrage des individus dépendants, avec un programme de suivi-accompagnement s’étalant sur une période de quatre mois minimum.

En dix ans, près de 2 460 personnes sont venues consulter le CCAA, soit l’équivalent de 25 patients par mois ou 240 par an. On sait aussi que La capitale de la Grande île enregistre le plus de consommateurs avec 72% de sa population, selon le site d’information newsmada.com.

http://www.rfi.fr/

Publié dans Santé, Canabis

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Jacques Pierre Bernard 16/03/2016 06:45

Faut-il l’interdire ou ne pas l’interdire, ce cannabis ?
Comme l'alcool est l’exemple parfait de l’échec d’une interdiction (prohibition plutôt catastrophique de 1919 à 1933 aux USA) et de l'échec d'une légalisation ( il coûte bien plus cher en maux et financièrement à la société qu'il ne rapporte de devises aux entreprises et de taxes à l’État ), il faut comprendre ce qui se passe.
Le cannabis dit récréatif (ou une drogue quelconque) semblent souvent être fortement consommés par des personnes qui connaissent un mal être qui s’est prolongé, et qui les fait souffrir sans arrêt.… Un arrêt de consommation ? Le mal-être revient !
Les condamner n‘est pas bon, et une dépénalisation ne change pas la donne : comment s’occuper de ce mal être ?
Certainement pas avec d’autres drogues, alcool ou médicaments psychotropes, qui sont très dangereux (sinon davantage) lorsqu’ils sont pris non modérément ! Le cannabis récréatif peu devenir aussi dangereux que ces produits s’il est consommé immodérément ( comme le sucre, le tabac, etc). Toutes ces substances, trop consommées, blesseront l’organisme dans la proportion de leur consommation.
Il faut aller chercher dans les autres activités humaines qui s’occupent de l’esprit (autres que psychologie et psychiatrie), ou qui proposent des activités saines : un travail aimé, un sport, de la lecture, une vie sociale active, se former et ne pas arrêter, etc.
Cependant un point important s’applique aux jeunes qui décrochent scolairement et qui se mettent à consommer du cannabis ou une autre drogue : selon l’humaniste américain Ron Hubbard, dans bien des cas la cause de ce décrochage est due au départ au mal être provoqué par une incompréhension d'un seul ou de plusieurs sujets étudiés, incompréhension due à une mauvaise compréhension d'un seul mot clé ou de plusieurs mots rencontrés dans leur étude.
Une clarification complète du ou des mots mal compris dans un bon dictionnaire, dans une bonne grammaire ou dans le glossaire scientifique adéquat sauve une vie ! Le mal être s’évanouit et l’élève retrouve confiance en lui et en sa capacité à participer à la société en place.