La légende du lac d’ Andraikiba

Publié le par Alain GYRE

La légende du lac d’ Andraikiba

La légende du lac d’ Andraikiba

Le lac d’Andraikiba, situé à 7km de Betafo, est aujourd’hui un centre de sports nautiques aux infrastructures modernes très prisé par les touristes.

Ce lac a été à l’origine de nombreuses légendes. La principale raconte qu’un prince vivait non loin et ne pouvait choisir entre deux femmes qui lui étaient destinées. Il organisa donc une compétition : celle qui arriverait à traverser le lac à la nage deviendrait sa femme.

Or l’une d’entre elle, enceinte, ne parvint pas à l’autre rive et coula dans le lac en lançant un dernier cri : “Veloma, efa kiba”, “adieu, je meurs”. Depuis ce jour la jeune fille hante le lac. On murmure qu’à chaque aurore, elle fait des apparitions, assise sur un rocher…

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Les amours malheureux selon la légende du lac Andraikiba

A chaque lieu, site, forêt, eau... de Madagascar est rattaché un être légendaire ou une histoire plus ou moins pittoresque, plus ou moins dramatique.

C'est le cas du lac Andraikiba, situé entre Betafo et Antsirabe. C'est un beau lac formé par le cratère d'un ancien volcan à eaux profondes, avec route circulaire et presqu'île boisée. Comme autour de tant de beaux sites naturels, dont le pittoresque a frappé l'imagination des anciens, autour du lac Andraikiba s'est tissée une légende touchante.

Un homme appelé Rakotoarivelo a une femme du nom de Rangorivao. Celle-ci, restée longtemps stérile, n'a un enfant qu'au seuil de la vieillesse, un garçon à qui elle donne le nom d'Indrianirina-le Désiré.

Cependant, entre-temps, Rakotoarivelo s'éprend d'une jeune prétentieuse, Razanaboromanga. Il fait part à Rangorivao de son intention de devenir bigame. Sur le refus obstiné de son épouse, il propose alors, sinon impose, un pari : celle des deux femmes, Rangorivao ou Razanaboromanga, qui aura traversé le lac dans les deux sens et le plus vite, deviendra sa favorite.

Le pari a lieu. Il va sans dire que Rangorivao, affaiblie par l'âge, le perd et même coule. Elle a juste le temps de lancer à son mari, ce cri désespéré : "Veloma, efa kiba", "adieu, je meurs". C'est depuis ce jour-là, dit on, que le lac est appelé "Andrenikina", là où une mère a trouvé la mort, qui s'est modifié par la suite en "Andraikiba", là où un père s'est tué.

Pela Ravalitera journal l'Express

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