Ce que Madagascar ne sera plus

Publié le par Alain GYRE

Ce que Madagascar ne sera plus

Ce que Madagascar ne sera plus

Ce que Madagascar ne sera plus Pays convoité, pourtant presque 60 ans après son indépendance, Madagascar n’a jamais été aussi dépendant.

On est dépendant de l’étranger pour tout, même pour financer le budget de financement le plus basique comme les salaires des fonctionnaires dépend d’un emprunt.

Alors qu’on entend souvent dire que Madagascar est un pays riche, mais cette richesse sert surtout les avantages des autres, ceux qui nous financent … et les pauvres malgaches ne pourront jamais espérer en tirer les fruits, encore pour quelques générations.

Hormis les incompétences, voire malveillances des hommes de pouvoir, qui restent le premier fléau qui ravage le système socio-économique du pays, Madagascar manque de stratégies claires, et se trompe depuis des décennies.

Les secteurs porteurs ne sont pas les priorités des dirigeants, et on s’attarde sur du rêve, comme le pétrole, les produits miniers ou autres accueil de sommets mondiales comme la Francophonie.

Sur cet article, nous allons argumenter sur ce que notre pays ne sera plus jamais, afin de ne pas se bercer d’illusions, en attendant que le temps passe.

- Iles éparses et pétrole : l’hydrocarbure est une énergie en perdition, et le temps qu’on passe à étudier la faisabilité de l’extraction, le pétrole ne sera plus un enjeu économique important car l’offre mondiale est déjà trop importante, ce qui explique la baisse du prix. Même aux Etats Unis, des centaines de puits pétroliers ont dû être fermés, faute de rentabilité.

- Madagascar comme puissance industrielle : si l’on souhaite copier le modèle chinois, et espérer devenir un jour une usine du monde, on se trompe également, car vu l’éloignement du pays, le coût du transport pèserait trop sur le cout de revient des produits manufacturés, ce qui rendrait le Made in Madagascar pas compétitif, par rapport à la concurrence. C’est exactement ce qui se passe avec les entreprises travaillant dans le cadre de l’AGOA actuellement.

- Madagascar comme fournisseur de matières premières : la crise à Ambatovy suffit à illustrer elle-même que le modèle mondial est en train de changer, et qu’on n’a pas intérêt à miser sur ce secteur.

Que devrions-nous faire alors ?

Effectivement, se poser cette question est légitime. N’oublions pas que Madagascar dispose d’atouts considérables qui lui permettraient d’être en situation de monopole sur plusieurs domaines.

Il suffit d’énumérer tous les sujets, sur lesquels on a un avantage comparatif, à savoir les plantes pharmaceutiques endémiques, les faunes et flores uniques au monde … puis ne pas oublier que Madagascar est un gigantesque marché de 22 millions d’habitants, où ils suffit de mieux protéger les entreprises locales et arrêter d’importer à tout va car il est inconcevable de constater que même le riz consommé sur place provient de l’extérieur.

Le plus important, selon notre vision, c’est que Madagascar devrait orienter son regard vers l’intérieur, au lieu de penser tout le temps aux autres … choses faciles à dire qu’à faire car notre premier obstacle est un problème d’hommes …

H2R

http://www.etropique.com/

Publié dans Economie

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