Is’art galerie – Regina Daniel met en valeur les pigments naturels

Publié le par Alain GYRE

Is’art galerie – Regina Daniel met en valeur les pigments naturels

Is’art galerie – Regina Daniel met en valeur les pigments naturels

Les expositions s’enchainent à la Teinturerie de l’Is’art galerie et ne se ressemblent jamais. Normal, chaque artiste apporte de l’innovation dans leurs chefs d’œuvres, des toiles renfermant chacun une histoire, des messages et surtout de la passion. Depuis hier, l’exposition, portant le nom « Ecriture d’un corps dans l’espace – un art de paysage, de partage pour la paix » de l’artiste plasticienne Allemande Regina Daniel Goerget, a ouvert ses portes dans les locaux de l’Is’art galerie. Ouvert jusqu’au 6 août prochain, l’artiste retrace à travers cet étalage les périples photographiques qu’elle a effectués en Afrique et en Europe. Un vernissage original, elle a profité du moment pour donner un concert assez original aux côtés de Tiaro Vincent, un photographe et musicien malgache.

Calligraphies, livres-objets et objets plastiques ainsi que des installations, matérialisant ses réflexions par rapport aux espaces africains rencontrés et dansés y sont exposés. Doté d’un talent inouï, elle expose des calligraphes, et pas n’importe lesquels. Ils sont des exemplaires uniques, traces poétiques de son « écriture du corps dans l’espace », manuscrit qui se prolonge à travers l’encre noire sur la feuille blanche et en traits calligraphiés sur fond de pigments locaux comme des rouleaux, des tissus, des toiles, ou des papiers. Elle expose également quelques objets en plastiques appelés « Livre-objet ». Ses couvertures sont fabriquées à partir des pigments malgaches locaux comme le charbon pilé, le kazu, le carry, les cendres du fumakilla, et bien d’autres encore. Et pour mettre en valeur les matières du quotidien, elle utilise également des cartons ou tôles et s’y rajoute le plexiglas, matière qui symbolise la transparence.

Par ailleurs, Goerget est aussi le genre d’artiste qui aime le partage. Elle dévoile aussi sa passion pour l’écriture et le livre-objet avec la jeunesse malagasy en forme d’ateliers dans les écoles primaires et dans le secondaire autour des écritures, en collaboration avec le Musée Fort-Flacourt. Elle propose donc tous les samedis, du 30 juillet au 6 août, des ateliers qui seront axés sur les thèmes « le rythme organique dans le corps et la voix » et « l’exploration d’un espace/temps extra quotidien ». Notons que Régina Daniel Gorget avait, depuis 10 ans, poursuivi une recherche plastique autour du trait calligraphié et réalisait ses premières expositions de livres-objets, calligraphies et pensées matérialisées en objets plastiques – réflexions en rapport aux 14 pays d’Afriques traversés. Elle travaille essentiellement avec des pigments naturels – venant des espaces où elle réalise des performances – pour colorer les fonds de ses calligraphies et les couvertures de ses livres-objets.

T.A.

http://www.matin.mg/

Publié dans Culture, Is'Art Galerie

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