Madagascar: les jeunes à l’honneur au Salon de l’entrepreneuriat et de l’emploi

Publié le par Alain GYRE

Madagascar: les jeunes à l’honneur au Salon de l’entrepreneuriat et de l’emploi

Madagascar: les jeunes à l’honneur au Salon de l’entrepreneuriat et de l’emploi

A Madagascar, beaucoup de jeunes ont des difficultés à se lancer dans les affaires.

© AFP PHOTO / ALEXANDER JOE

Par RFI Publié le 24-07-2016

La 5e édition du Salon de l’entrepreneuriat et de l’emploi s’est tenu les 22 et 23 juillet à Antananarivo à Madagascar. Le but : promouvoir l’entrepreneuriat et l’insertion professionnelle. Quelque 30 000 visiteurs étaient attendus. Cette année, l’accent a été mis sur les solutions pour aider les jeunes à créer leur propre entreprise et surtout la rendre viable. Un challenge dans le pays où la fiscalité et les procédures sont considérées comme peu avantageuses. D’après les chiffres de l’EDBM (Economic Development Board of Madagascar), plus de 1 000 entreprises ont été créées en 2015 dans le pays.

Beaucoup de jeunes défilent dans les allées du Salon de l’entrepreneuriat. Le but est en effet de les aider à se lancer dans les affaires, comme l’explique Onisoa Ratovoson, en charge de l’organisation de l’événement : « On a remarqué un petit souci dans le domaine de l’entrepreunariat, notamment au niveau des jeunes qui veulent créer leur entreprise, ils ont des bagages en mains mais ils ne savent pas vraiment où s’orienter, comment faire la première démarche. »

Ce fut le cas de Mihaja Andrianarivony, à 19 ans il a voulu se lancer, mais ce fut un échec. « Lorsqu’on échoue, c’est qu’on voit tout trop grand. Je voulais beaucoup investir sur beaucoup de choses alors que je n’avais même pas d’argent. Il faut d’abord débuter petit », raconte-t-il.

Aujourd’hui, à 21 ans, alors qu’il est toujours à l’université, il retente l’expérience. Il y a deux mois, il a créé son cabinet d’expertise industrielle. Il explique qu’il a dû surmonter plusieurs difficultés : « Tout d’abord, la difficulté est de limiter la taxe des impôts, et mes parents n’acceptaient pas tellement que je crée mon entreprise alors que je suis encore très jeune, parce que je pense qu’ils n’ont pas eu l’esprit entrepreneurial. »

Et plus tard, il s’imagine bien en Steeve Jobs ou Bill Gates, ses modèles. Il souhaiterait aussi pouvoir devenir investisseur pour aider les jeunes entrepreneurs comme lui à se lancer.

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Publié dans Economie

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