Métiers d’avenir : 500 000 emplois liés à la mer

Publié le par Alain GYRE

Métiers d’avenir : 500 000 emplois liés à la mer

Rédaction Midi Madagasikara 12 juillet 2016

Métiers d’avenir : 500 000 emplois liés à la mer

« La dixième édition du salon des métiers et de la formation a enregistré près de 12 000 visiteurs en deux jours », selon Haritiana Rakoto Andrianarivelo, présidente de l’Association Ny Hoavi’Ntsika

« Madagascar a tourné le dos à la mer. Pourtant, elle offre près de 500 000 emplois » lance Hugues Rajaonson, économiste au sein du Cercle de Réflexions des Economistes de Madagascar (CREM).

Pour Hugues Rajaonson, « le secteur maritime est le métier d’avenir pour développer notre pays. La mer présente environ 500 000 emplois directs en cinq ans et 1 000 000 emplois indirects. Cela permettra de réduire le chômage des jeunes ». Pour former les jeunes à ces métiers, il est nécessaire de développer des écoles pour les professions maritimes comme le travail de marin, des affaires maritimes, de la construction navale… La mer représente, également, un fort potentiel en matière de développement des zones côtières. « De nouvelles activités socio-économiques vont apparaitre comme le développement du secteur du tourisme, de la pêche maritime ou encore la construction navale. Mais encore, grâce à l’énergie renouvelable, toutes les villes côtières seraient équipées en électricité », explique l’économiste, lors de la clôture de la 10e édition du salon des métiers et de la formation au Carlton Anosy. La mise en place des actions pour la préservation des écosystèmes marins et côtiers seront aussi nécessaires. Des ingénieurs en construction navale sortant de l’Université Polytechnique de Vontovorona sont venus en masse assister à la conférence. Outre la création d’emplois, la mer peut aussi être une source d’énergie comme pour la Hollande. L’intervention de Hugues Rajaonson a été placée sous le thème « Nouveaux métiers ? Pour une politique publique du secteur maritime ».

Manque de moyen. Outre la mer, le développement rural a été aussi abordé durant cette intervention. Pour Haritiana Rakoto Andrianarivelo, présidente de l’Association Ny Hoavi’Ntsika, organisateur du salon des métiers et de la formation « le développement rural est une des issues pour offrir aux jeunes l’opportunité de prendre en main leur avenir ». Pour aider les jeunes, elle annonce que les ingénieurs agronomes devraient avoir droit au moins à 2ha de terre arable chacun. Elle poursuit que « durant les deux jours de salon, nous avons constaté que les jeunes veulent faire des choses, veulent prendre en main leur avenir et souhaitent participer au développement du pays mais ils manquent cruellement de financement ».

Nirina Rasoanaivo

http://www.midi-madagasikara.mg/

Publié dans Economie

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