Filière ricin – Des partenariats fructueux

Publié le par Alain GYRE

Filière ricin – Des partenariats fructueux

Filière ricin – Des partenariats fructueux

Hasina Rakotobe (à gauche), gérante du cabinet Esprit d'entreprise.

25.08.2016

Afin de combattre l’insécurité alimentaire, la production de ricin doit être mieux exploitée. Les partenariats se forment pour la promotion.

La production à augmenter. « Le ricin est sous exploité bien qu’il soit une source de revenu prometteuse pour la population qui le produit », a mentionné Hasina Rakotobe, gérante du cabinet Esprit d’entreprise (EDE), spécialisée dans cette filière, dans une interview, hier. Cette sous-exploitation est souvent due à un manque d’expertise ou de matériel de production en général. D’après la Deutsche Gesellschaft fur Internationale Zusammenarbeit (GIZ), dans un atelier sur la promotion des chaînes de valeur, qui s’est tenu à l’hôtel Carlton dernièrement, « les paysans ont seulement de petites exploitations et ne possèdent ni l’expertise ni le matériel pour augmenter la productivité. En outre, les producteurs de ricin sont peu organisés et ne sont pas dans des groupements qui peuvent augmenter, d’une manière significative, la production ». C’est afin d’améliorer cette production que la GIZ a financé des partenariats entre opérateurs

économiques et paysans, depuis quelques années.

Après Philéol Mada­gascar et Taza Production, la GIZ a fait appel à l’EDE, dans la promotion de la commercialisation du ricin à Madagascar pour la campagne 2015-2016.

Produits diversifiés

Cette entreprise qui se spécialise dans la cosmétique coopère avec une société dénommée Tsioka Atsimo,

afin de faciliter la commercialisation de l’huile de ricin brute produite par les femmes transformatrices artisanales d’Ambo­vombe, de Beloha et de Tsihombe. « La diversification des produits à base de ricin, la formation des femmes transformatrices en entrepreneuriat rural, la mise en relation des femmes transformatrices aux acheteurs figurent déjà parmi les activités réalisées dans le cadre de cette coopération », a indiqué Hasina Rakotobe de l’EDE. Des produits à base de ricin labellisés « Produits du Sud » sont développés et commercialisés depuis juillet, conformément aux normes imposées par le Bureau des normes de Madagascar (BNM).

Le développement des oléagineux dans l’extrême Sud, particulièrement celui du ricin, était identifié par le projet « résilience par chaînes de valeur » comme une alternative de source de revenus prometteuse, pour la population exposée à l’insécurité alimentaire. Avant de se lancer dans l’appui à la production, la GIZ s’est assurée de trouver les débouchés pour les récoltes à venir. L’objectif est de développer les chaînes de valeur, en rapprochant les producteurs aux opérateurs acheteurs.

Rado Andriamampandry

http://www.lexpressmada.com/

Publié dans Economie, Agriculture, Ricin

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