Les origines des Zazavavindrano (les sirènes)

Publié le par Alain GYRE

Les origines des Zazavavindrano

(les sirènes)

Les origines des Zazavavindrano  (les sirènes)

Trois sœurs allèrent, dit-on, se promener au bord de l’eau et trouvèrent trois œufs de « tsikétrita » (espèce de passereau).

L’aînée dit « Je ferai cuire le mien » la cadette « Je ferai couver ma part par une poule » et la dernière « Je plongerai celui qui m’appartient dans un étang. »

Le projet de Faravavy (la dernière) amusa beaucoup ses aînées pourtant après plusieurs jours passés dans l’étang, l’œuf fut éclos. Faravavy s’approcha de l’eau et appela le poussin

« Atodin tsikétrika! Atodin tsikétrika! » «  Œuf de tsikétrika, approche-toi de moi. »

De suite l’œuf sortit de l’eau et devint une grosse poule. Faravavy, toute joyeuse, caressa sa poule, puis la laissa retourner dans l’eau. Le lendemain, la jeune fille appela de nouveau sa poule, mais à sa grande surprise la poule se changea en un gros bœuf. Chaque jour, Faravavy allait visiter son bœuf. Les parents étaient bien intrigués par les absences quotidiennes de leur fille, aussi ils la suivirent et l’entendirent appeler le bœuf qui répondait à sa voix. Ils décidèrent de s’emparer de l’animal.

Lorsque Faravavy revint à la case, ils lui dirent

« Ta sœur est bien malade, tu dois la visiter. »

La jeune fille très émue partit de suite, aussitôt les parents retournèrent près de l’étang et, imitant la voix de leur fille, ils appelèrent

« Atodin-tsikétrika, Atodin-tsikétrika! Approche-toi de moi. »

Le bœuf ne bougea pas, car il ne reconnaissait pas la voix de Faravavy il ne vint pas non plus lorsque la mère parla. Alors une des deux autres filles, Faniviovo, appela à son tour, et, cette fois, le bœuf croyant entendre Faravavy sortit de l’eau. Les parents se précipitèrent sur lui, l’attachèrent avec une corde et le tuèrent.

Quelque temps après, Faravavy fut de retour. Elle salua ses parents et alla de suite à l’étang où demeurait son bœuf. Elle l’appela comme autrefois, mais en vain, aucun être vivant ne répondit à sa voix. Désespérée, Faravavy retourna à la maison et ne voulut plus prendre aucune nourriture. Un jour, par hasard, elle trouva des os de bœuf, et en fut bouleversée se précipitant au bord de l’eau elle chanta :

« Sable, avale-moi, car mon père et ma mère ne m’aiment pas. Le sable s’ouvrit et avala Faravavy. »

Telle fut la première ondine.

Conte a été recueilli à Vohémar.

Jao Malaza 

http://zokybe.mg/

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