Filière bambou : Une quarantaine d’espèces recensées à Madagascar

Publié le par Alain GYRE

Filière bambou : Une quarantaine d’espèces recensées à Madagascar 

 Rédaction Midi Madagasikara 24 octobre 2016

 

Les artisans maîtrisent maintenant la transformation du bambou en meubles.

Toutes les collectivités territoriales décentralisées sont sollicitées à produire une pépinière de jeunes plants de bambou en vue de se préparer à la prochaine campagne de reboisement au niveau national.

 

Mettre en place une nouvelle politique nationale de développement de la filière bambou. Tel est l’objet de l’atelier organisé par le projet INBAR (International Network for Bamboo and Rattan) en partenariat avec le ministère de tutelle la semaine dernière à l’hôtel « Le Pavé » à Antaninarenina. En fait, Madagascar est le pays le plus riche du continent en termes de diversité de bambou. On recense actuellement une quarantaine d’espèces de bambou dont 32 espèces sont endémiques au pays et d’autres espèces y ont été introduites. D’autant plus, l’exploitation de bambou commence à se développer dans la Grande Ile.

 

Pépinière. On peut citer, entre autres, la fabrication des meubles et des produits artisanaux à base de bambou. On y sert également pour la fabrication des tables-bancs et la construction d’une habitation anti-cyclonique. La valorisation des pousses de bambou en tant que produits culinaires n’est pas en reste. En plus, le projet INBAR en partenariat avec le programme PROSPERER financé par le FIDA a développé la fabrication de charbon et de briquettes à base de bambou afin de lutter contre la forte pression sur les forêts primaires. Il faut savoir également que la plantation de bambou sur les bassins versants permet d’éviter l’érosion des sols. Raison pour laquelle, le ministre de l’Environnement, Johanita Ndahimananjara a sollicité les Collectivités Territoriales Décentralisées à produire dès maintenant une pépinière de plants de bambou en vue de préparer la prochaine campagne de reboisement au niveau national qui démarrera dans un mois.

 

Obstacle. Compte tenu de nombreux avantages économiques et écologiques tirés de l’exploitation de bambou, sa gestion durable permet de contribuer à la création d’emplois et à l’éradication de la pauvreté de la population rurale. « Nous comptons reboiser du bambou à Analamanga, car pour l’heure, nous nous approvisionnons en matières premières dans la région Atsinanana pour fabriquer surtout des meubles en bambou  comme les tables-bancs. Ce qui entraîne un coût de production plus élevé alors que la recherche de débouché constitue encore un obstacle pour le développement de nos activités. Le Programme PROSPERER nous aide déjà à la prospection de nouveaux marchés via notre intégration dans le cluster de bambou », a évoqué Ramananarivo Joseph, un exploitant de bambou.

 

200ha. Parlant de la filière bambou proprement dite, « près de 200 ha sont actuellement reboisés en bambou. La particularité du reboisement de cette espèce forestière est qu’elle est exploitable au bout de trois ans de plantation. Une société basée à Talagnaro a également reboisé 30 ha de nouvelles espèces de bambou introduite dans le pays », a fait savoir Njaka Rajaonarison, le coordinateur national du projet INBAR à Madagascar.  Quant à la production de charbon de bambou, des dômes ont été construits à Mahajanga, Toamasina, Mananjary et Fianarantsoa. La capacité de chaque dôme est de produire 20 sacs de charbon de bambou à chaque cuisson par jour. « C’est plus économique et moins polluant. Des ménages cible en utilisent actuellement », a-t-il conclu.

 

Navalona R.

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Publié dans Economie, Bambou

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