La mairie d’Antananarivo interdit les charrettes en ville

Publié le par Alain GYRE

21/11/2016     

La mairie d’Antananarivo interdit les charrettes en ville

 

La  mairie d’Antananarivo interdit les charrettes en ville A Antananarivo, après l’interdiction des marchands ambulants, c’est désormais fini pour les charrettes et les pousse-pousse en ville. La Communauté urbaine d’Antananarivo (CUA) a décidé de les interdire, à partir de ce lundi, pendant la journée. La mesure coïncide avec le début de la semaine de la Francophonie. Objectif pour la mairie : donner une meilleure image de la ville et réduire les bouchons créés par ces véhicules qui seraient plusieurs centaines, voire un millier selon les autorités.

Au milieu des bouchons incessants de la capitale malgache, dans les gaz d’échappement, les tireurs de pousse-pousse et de charrettes sont des centaines chaque jour à transporter des marchandises. Parfois, leur charge peut aller jusqu’à deux tonnes. Un travail de forçat qui ne rapporte que quelques euros par jour.

Mais, pour ce tireur de charrette, la décision de la mairie est une catastrophe : « On sait qu’ils veulent nous interdire de circuler, mais c’est notre seul moyen de gagner notre vie. Qu’est-ce qu’on va faire nous tous si on ne peut plus travailler ? On n’aura plus de quoi s’acheter à manger. Ce sera la famine. Laissez-nous travailler, on ne souhaite que ça. »

Détresse

Cette détresse, le premier adjoint au maire, Jean Gabriel Harrison, dit en avoir conscience et prévoit une interdiction progressive : « Il faut aussi se rappeler que ces gens-là, c’est leur gagne-pain. Donc on va progressivement les renvoyer en dehors de Tana, en périphérie. On essaie d’arrondir les angles. »

Mais il se montre quand même inflexible. Pour lui, une capitale moderne ne doit pas avoir de charrette sur ses routes et cette mesure doit permettre une meilleure circulation : « Il n’y aura pas de dérogation. On va mettre en fourrière et la charrette, et la marchandise. Par contre, on va laisser tranquille le tireur ».

Détermination

Pour les charretiers, impensable d’aller trouver du travail en dehors de la ville où tous les échanges commerciaux se font. Ils se disent déterminés à garder leur place. De part et d’autre, on s’attend donc à entrer en conflit.

Source:Rfi

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