Le Rova, vingt-et-un ans après

Publié le par Alain GYRE

Le Rova, vingt-et-un ans après

 

Timide commémoration de l’incendie du Rova à Antsahavola.

05.11.2016

Sombre anniversaire. Un évènement des plus marquants de l’histoire du pays passe presque sous silence, après plus de deux décennies.

Hier, la vingt et unième commémoration de l’incendie du Rova d’Antananarivo a commencé par l’hymne national à L’IKM, ou Ivon-toeran’ny Kolontsaina Malagasy à Antsahavola. Outre l’ouverture officielle qui s’est déroulée en présence de quelques académiciens et autres responsables d’association œuvrant pour la préservation des restes du monument à l’image du « mamelomaso », des projections, expositions ainsi que des concours de photographie et des représentations musicales ont été programmés par les responsables de l’IKM, et ce jusqu’à demain.

Certes, un aussi sombre passé ne mérite pas d’être célébré en grandes pompes, puisque cette nuit tragique a eu pour effet la consternation et l’abattement total pour la population d’Antananarivo, ainsi que pour le reste des Malgaches. Cependant, il ne serait que justice d’accorder à la commémoration de cet évènement un peu plus d’importance de la part des principaux concernés. En l’occurrence, du simple citoyen jusqu’à la plus haute autorité de l’État.

Sous silence

« Parce que le Rova est tout simplement le symbole identitaire de tout le pays, tous les Malgaches, du nord au sud, de l’est à l’ouest ont contribué d’une manière ou d’une autre à sa reconstruction. Raison pour laquelle son souvenir mérite d’être honoré chaque année », explique Diallo Josué de l’IKM.

Cette commémoration de l’évènement qui est passée presque sous silence aujourd’hui est-elle aussi en rapport avec le fait que les projets de reconstructions du Rova d’Antananarivo ont connu un arrêt total au début de cette année   Des reconstructions où plus d’une association, particuliers, institutions, et même tout le peuple malgache ayant la fibre patriotique ont contribué chacun à sa manière.

Pourtant, depuis ces deux décennies, des millions, voire des milliards d’ariary ont été collectés en ce sens. Les véritables résultats ne sont toujours pas palpables.

Harilalaina Rakotobe

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Publié dans Culture, Rova

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