ud de Madagascar - La Banque mondiale au secours des victimes de la sécheresse

Publié le par Alain GYRE

ud de Madagascar - La Banque mondiale au secours des victimes de la sécheresse

samedi 12 novembre | Yvan Andriamanga

 

Une subvention de 35 millions de dollars vient d’être accordée par le Conseil d’administration de la Banque mondiale dans le cadre d’un projet de protection sociale dans le Sud de la Grande Ile. 320 000 personnes réparties sur 5 zones bénéficieront de ce fonds. Le projet va accorder des transferts monétaires, des fonds pour le rétablissement des moyens de subsistance et des services nutritionnels aux ménages les plus affectés des quartiers de Tsihombe, Beloha, Ambovombe, Amboasary et Bekily, dans les régions d’Androy et Anosy

« Les conditions dans lesquelles vivent les populations du sud sont particulièrement difficiles. Elles luttent chaque jour pour nourrir leurs familles et il ne reste pas grand-chose pour leur permettre de démarrer la nouvelle saison agricole. L’expérience internationale a montré que l’inaction dans une telle situation reviendrait très cher, » selon Coralie Gevers, responsable des opérations pour Madagascar et les Comores. « En fournissant des transferts monétaires aux mères de familles vulnérables et des traitements nutritionnels aux enfants atteints de malnutrition et aux femmes enceintes et allaitantes, la Banque mondiale contribue aux efforts opérés par le gouvernement ».

La population du sud de l’île a souffert pendant plusieurs années de la diminution des récoltes qui a commencé avec l’invasion acridienne en 2013. Sous l’effet d’El Nino, les précipitations ont chuté de 75% par rapport à la moyenne des 20 dernières années. En conséquence, 95% des récoltes ont été perdues, plus d’1 million de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire, 35.000 enfants de moins de 5 ans sont atteints de malnutrition modérée et 12.000 autres de malnutrition aigüe sévère.

Le projet est mis en œuvre sur une période de trois ans sous la direction et coordination du Ministère de la Population, de la Protection Sociale et de la Promotion de la Femme, et à travers le FID (Fond d’Intervention pour le Développement) ainsi que l’ONN (Office National de la Nutrition).

« Il a déjà été prouvé dans d’autres pays que la combinaison des transferts monétaires avec les services nutritionnels et le rétablissement des moyens de subsistance est rapide, efficace et rend autonomes les familles affectées par les catastrophes. A Madagascar, c’est la première fois que ces services seront fournis de manière combinée et à ce niveau de situation d’urgence qui demande une capacité accrue du gouvernement et de ses partenaires pour une réponse rapide à travers des filets de protection sociale adaptés et qui donnent une perspective à moyen terme d’amélioration des conditions de vie des populations extrêmement vulnérables », souligne Andrea Vermehren, spécialiste de la protection sociale à la Banque mondiale en charge du projet.

Le projet soutient également le ministère de la Population, de la Protection Sociale et de la Promotion de la Femme dans ses efforts de coordonner les programmes de protection sociale dans le sud et de renforcer sa présence dans la région. Il sera co-financé par l’UNICEF, qui fournit une assistance financière pour l’évaluation de l’intervention.

Rappelons que vers la fin du mois dernier, le PNUD a lancé un appel international afin de venir en aide à la population du Sud victime de la sécheresse et du Kere depuis au minimum 3 ans. Les 21 engagements d’Ambovombe lancés par le gouvernement malgache il y a 8 mois sont restés lettre morte.

http://www.madagascar-tribune.com/

Publié dans Famine, Banque mondiale

Commenter cet article