Des soucis d’enclavement et de pistes agricoles

Publié le par Alain GYRE

Des soucis d’enclavement et de pistes agricoles

jeudi 15 décembre | Bill

Des soucis d’enclavement et de pistes agricoles

Le gouvernement déclare faire du mode rural un levier du développement. Le président de la République multiplie les déplacements ici pour la pose de premières pierres et là-bas pour inaugurer des infrastructures, tout en appelant les paysans à redoubler désormais d’efforts parce que Madagascar dispose des potentialités pour être le grenier alimentaire de l’Océan indien et de l’Afrique orientale subsaharienne. Un barrage hydroagricole et un canal en béton de 25 km à Bezaha dans le district de Betioky, une unité de transformation des déchets urbains et un magasin de stockage des insecticides pour la lutte contre ou la maîtrise des criquets dans leur aire grégarigène, tels sont entre autres les labeurs en faveur de ce développement rural note le chef de l’Etat dans le sud. Ailleurs, le ministre en charge de l’agriculture met en valeur la coopération internationale en faveur toujours de ce monde rural en présidant l’ouverture d’un laboratoire de pédologie et la sortie de promotion de l’école de techniciens agricoles.

Les terres arables font 30 millions d’ha. Seules 30 000 ha sont exploitées et cultivées fait remarquer le ministre des Finances lorsqu’il a été interviewé par son homologue et journaliste, le ministre de la Communication. Ce dernier attire l’attention sur l’infrastructure routière, en particulier la nouveauté apportée par le régime auquel il souscrit. Le Fonds d’entretien routier, dit-il, n’est plus limité dans son champ d’application aux seules routes nationales mais est disponible pour l’entretien d’autres catégories de route. Dans la commune d’Ambano, district d’Antsirabe région Vakinankaratra réputée grande productrice de fruits et légumes et où 20 camions circulent quotidiennement, les paysans se plaignent de l’état des routes communales.

Longues seulement de 20km, cette route d’Ambano le trajet se fait plus d’une demi-journée. En tout cas, plus proche du centre de décision qu’est Antananarivo, la route d’intérêt provincial reliant Ampitatafika à Antsahadinta jusqu’à Ambohimandry, district d’Arivonimamo en enjambant la rivière Andromba est impraticable depuis des dizaines d’années. Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres dans les périphéries de la capitale. Il n’est pas étonnant que les charrettes aient de longues années de vie devant elles.

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Publié dans Economie, Routes

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