Diaspora malagasy en France – Un niveau d’études plus élevé que celui des Français

Publié le par Alain GYRE

Diaspora malagasy en France – Un niveau d’études plus élevé que celui des Français

La France est la première destination migratoire des Malagasy. Face à cet engouement qui n’est pas une actualité, une étude sur la diaspora malagasy en France a été faite et les résultats ont été présentés le 1er septembre 2016. Les résultats ont été rendus publics vers la fin de l’année dernière. Cette initiative a permis de mettre à jour le profil de la diaspora malagasy en France. A l’issue de cette prospection, il en est ressorti que les Malagasy en France ont un niveau d’études supérieur à la moyenne française et un sentiment général d’intégration collective réussi. A ce sujet, la diaspora malagasy est principalement composée de cadres exerçant des professions intellectuelles et libérales, très actifs dans le secteur des services et de la gestion d’entreprise. Ceux-ci connaissent un taux de chômage relativement faible. Cela peut s’apparenter aux ressorts migratoires qui sont essentiellement individuels et motivés par la réalisation d’études dans l’Hexagone. L’échantillon choisi dans le cadre de cette enquête affiche d’ailleurs un niveau de qualification bien supérieur : 60% de master et de doctorat contre un peu moins de 30% en France. Par ailleurs, l’identité malgache est actuellement en reconfiguration et les événements culturels, sportifs et religieux rythment la communauté malgache en France. Néanmoins, on peut relever que 35% des individus de l’échantillon constitué dans le cadre de cette étude évoquent ne jamais participer à ce type d’événement.

Majoritairement féminin

Les principales conclusions de l’étude font état d’un potentiel diasporique malgache estimé entre 100 000 et 140 000 individus. Ceux-ci sont principalement installés en Ile-de-France. D’ailleurs, la diaspora est majoritairement féminine. Avec un ratio de 63% de femmes, l’immigration malagasy vers la France est nettement plus féminine par rapport à celle des autres populations immigrées. Cette situation pourrait s’expliquer par l’importance des migrations maritales. En effet, le mariage constitue un motif de naturalisation sur deux, contre un sur dix pour l’ensemble des naturalisations en 2009. Néanmoins, le taux de chômage de la diaspora malgache est inférieur à celui des immigrés en France. La petite note négative de l’étude montre que les épargnes effectuées par la diaspora est destinée, à plus de 60%, à une utilisation dans l’Hexagone. La volonté d’investir au pays est faible, sûrement à cause de de la morosité de son environnement socio-économique. Un paradoxe lorsqu’on sait que beaucoup prétendent vouloir faire développer le pays.

Seheno Kely

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