Madagascar: une conférence sur la disparition d’animaux uniques

Publié le par Alain GYRE

Madagascar: une conférence sur la disparition d’animaux uniques

 

Par RFI Publié le 21-01-2017

Actuellement, 90% de la faune de Madagascar est endémique et au cours des dix derniers millénaires, une partie de ses animaux uniques ont disparu du pays à cause de la modification de leur habitat. Les squelettes de centaines d’espèces ont été retrouvés par les chercheurs sur la Grande île. Comment expliquer l’extinction de ces animaux ? L’homme a-t-il eu un impact ? L’Institut français de Madagascar organisait une conférence pour apporter des éléments de réponse à ces questions, pour mieux comprendre le passé et mieux appréhender les défis actuels et sauver le monde animal malgache, aujourd’hui en danger.

Il y a à peine plus de mille ans, des espèces extraordinaires peuplaient encore la Grande Ile comme des aigles géants chasseurs de primates, des hippopotames nains ou encore des lémuriens de la taille de gorilles.

« Ce sont des animaux qui sont vraiment uniques à Madagascar. Pour les mammifères, il y a plus de 15 % des espèces récentes qui ont disparu et pour les oiseaux, environ 10 % », a précisé le professeur Steve Goodman, biologiste au Field Museum de Chicago.

En étudiant leurs squelettes mais aussi les pollens ainsi que le carbone, enfouis dans le sol, les chercheurs tentent de comprendre ce qui a pu changer les écosystèmes depuis 10 000 ans.

« Dans certaines zones, on peut répondre, en étant presque sûrs à 100%, que c’est le changement climatique naturel. Dans d’autres zones, le coup de grâce, ce sont plutôt les êtres humains », a-t-il affirmé.

Mais, selon lui, il ne faut pas confondre les changements climatiques naturels, comme la fin de l’ère glaciaire, par exemple, avec le réchauffement climatique actuel.

« Ce qui se passe aujourd’hui dans le monde, ce n’est pas cycle naturel mais plutôt l'effet de plusieurs facteurs anthropogéniques. Aussi, il y a un impact brutal pour Madagascar. Cependant, sauvegarder les forêts qui restent, c’est l’aspect hyper-important pour l’avenir du pays », a tenu à souligner le professeur Steve Goodman.

Aujourd’hui, en effet, par exemple plus de 90% des lémuriens sont en danger d’extinction à cause de la déforestation et de la chasse.

http://www.rfi.fr/

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