Les fabricants d’arômes envisagent de développer un substitut pour la vanille malgache

Publié le par Alain GYRE

Les fabricants d’arômes envisagent de développer un substitut pour la vanille malgache

lundi, 13 février 2017

 

Ayant jusqu’ici utilisé la vanille pour la fabrication d’arômes, plusieurs compagnies du secteur parient désormais sur un nouveau produit de remplacement de la denrée. La dernière piste en date porte sur un substitut synthétisé à partir du sucre fermenté, par la compagnie japonaise Hasegawa, en partenariat avec sa compatriote Ajinomoto.

« Ce produit peut parfaitement remplacer la vanille naturelle », confie Takao Umino, vice-président de la compagnie au Financial Times. En outre, indique l’entreprise, « les tests de l’odorat réalisés ont permis de constater qu’il était presque impossible de le distinguer de la vanille naturelle ».

Cette orientation est la conséquence du désamour de l’industrie de l’arôme pour la vanille produite à Madagascar. En cause, l’augmentation brutale des prix du kilogramme – qui s’élève actuellement à 450 $ contre 250 $, à la fin du premier trimestre de l’année dernière. Au prix élevé de la denrée, s’ajoute sa qualité déclinante, engendrée par la récolte prématurée de la gousse par plusieurs producteurs qui cherchent à tirer profit de la hausse du cours de la matière première.

Si un substitut à la vanille dans la production d’arômes venait à être commercialisé à grande échelle, cela sonnerait le déclin du secteur pour Madagascar. La filière vanille contribue à hauteur de 5% au Produit intérieur brut (PIB) malgache. Par ailleurs, la Grande Ile fournit, à elle seule, 80% de la production mondiale de vanille.

 

Espoir Olodo

http://www.agenceecofin.com/

Publié dans Economie, Vanille

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article