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Publié le par Alain GYRE

Le Raketa à la conquête de nos tables

13.03.2017

 

La transformation du fruit du cactus ou la figue de Barbarie commence à montrer son potentiel économique. Il est aujourd’hui commercialisé sous forme de confiture.

 

 

 

Le fruit du raketa se transforme et se commercialise. C’est l’Association pour l’Avenir des jeunes de l’Androy, sise à Ambovombe, qui fait découvrir au public les produits dérivés de la figue de Barbarie en lui faisant perdre petit à petit son image liée à la famine pour aller à la conquête de nos tables. « Ce n’est pas seulement un fruit de consommation en période de kere », explique Tafitason Mando­varaza, vice-président de l’association. L’association a pu ainsi faire découvrir au public ses produits, lors de la vente exposition organisée au Palais des Sports Mahamasina à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la Femme. La confiture de ce fruit est commercialisée à 8 000 ariary le pot de 350 g.

 

Du potentiel

La transformation en confiture a été essayée il y a déjà une dizaine d’années par un couple étranger à Ambovombe mais n’a pas été poursuivie. L’association a pris le relais depuis l’année dernière et commence à en faire une activité lucrative à destination de Taolagnaro, Toliara et la capitale. Les bocaux sont encore à faire venir de Toliara ou d’Antananarivo. L’Associa­tion avance à petits pas dans le design et l’approche marketing.

Cette variété de fruit, originaire du Mexique possède du potentiel qui ne demande qu’à être exploité.

Non seulement il est riche en vitamine E mais sa pulpe ainsi que ses graines sont exploitables.

L’huile de pépins de la figue de Barbarie offre trois fois les avantages de l’huile d’argan selon les recherches  et l’arbre cactus lutte contre la désertification. Pour la consommation, il suffit

d’ôter les épines avant la dégustation et la cuisson. Le goût est très doux mais diffère selon les variétés et beaucoup le comparent au goût du vin. « Les trois variétés, à savoir le raketa sonjo, le raketa mena ou le berombe sont toutes transformables en confitures », ajoute-t-il.

 

Mirana Ihariliva

http://www.lexpressmada.com/

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